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Hyper-V est là. On ne peut pas dire qu'il ne s'est pas fait attendre, l'hyperviseur pour serveurs de Microsoft. Le voici enfin en version autonome, c'est-à-dire indépendante du logiciel Microsoft Windows Server 2008. Comme l'avait annoncé l'éditeur de Redmond, le mois dernier, il est gratuit et on peut le télécharger, soit sur notre site, soit directement sur celui de l'éditeur.
“ Depuis le mois de juin dernier, Hyper-V était déjà disponible pour les détenteurs d'une licence Windows Server 2008, sous forme d'une mise à jour. Aujourd'hui, n'importe qui pourra le télécharger et l'utiliser sans avoir à payer quoi que ce soit ”, explique Alain Le Hegarat, responsable marketing Windows Server de Microsoft.
Mais à y regarder de plus près, cette version n'est pas strictement équivalente à celle que l'on peut trouver dans les éditions Entreprise et Datacenter de Windows Server 2008 (toutes deux haut de gamme). Selon l'éditeur, celle-ci ne permettra pas d'exploiter des serveurs hôtes dotés de plus de 32 Go de mémoire RAM et de plus de quatre processeurs.
Pour des machines puissantes, Microsoft recommande évidemment d'opter pour les éditions Entreprise et Datacenter, qui offriront davantage de possibilités en terme de haute disponibilité. “ Ces deux éditions permettent de mettre en cluster au choix des serveur physiques ou des serveurs virtuels et de réaliser des migrations rapides de machines virtuelles entre serveurs hôtes ”, avance Alain Le Hegarat.
Côté tarification, il est à noter que, pour exploiter une machine virtuelle sous Windows Server 2008, il faut évidemment une licence en bonne et due forme. Mais l'hyperviseur peut également héberger des machines virtuelles sous Linux. Dernier point, l'administration d'Hyper-V peut être réalisée à distance depuis un serveur Windows, un poste sous Vista ou l'outil d'administration System Center Virtual Machine Manager de Microsoft. Et ce, au moyen de l'interface MMC (Microsoft Management Console).
Trois questions à Nicolas Marry, directeur général de l'intégrateur Avanade.
01net. : Microsoft n'arrive-t-il pas trop tard sur le marché de la virtualisation ?
Nicolas Marry : Certes, comme souvent, Microsoft arrive un peu en retard sur un marché. Mais le rouleau compresseur est en marche, et je suis convaincu qu'Hyper-V va rapidement s'imposer. Pour la bonne et simple raison qu'il est gratuit et livré en standard avec Windows Server 2008.
Vous ne dites pas cela parce que Microsoft est l'un de vos principaux actionnaires ?
Non. Nous n'avons pas attendu la solution de Microsoft pour intégrer d'autres technologies chez nos clients. Mais, il est évident que nous allons désormais concentrer nos efforts autour d'Hyper-V. Aujourd'hui, beaucoup de nos clients attendent Hyper-V pour passer à la virtualisation. Ils sont clients Microsoft depuis de nombreuses années, ils n'ont pas envie de passer sur d'autres plates-formes qui pourraient leur coûter davantage.
Microsoft est-il techniquement à la hauteur de VMware ?
Nous le pensons. Microsoft a fait de gros efforts pour rattraper son retard, notamment au niveau de la haute disponibilité et des outils d'administration. Aujourd'hui, il arrive avec une offre solide, complète, économique et bien adapté à un déploiement de masse.

















