01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment
Rencontres 01
Club 01 DSI
Webcast
Qui sommes-nous ?
Contacts

' Le génie logiciel et SOA feront évoluer le serveur d'applications '

Quelle est la situation actuelle du logiciel libre dans l'infrastructure du système d'information des entreprises ?
François Elie : Nous sommes actuellement dans l'ère initiée par Eric Raymond et son ouvrage La cathédrale et le bazar. Mutualisée, l'offre open source est dirigée par un consortium d'entreprises en compétition. Je pense, notamment, au serveur web Apache ou au middleware OW2. Auparavant, l'open source fonctionnait sur un modèle communautaire non marchand. Aujourd'hui, on conçoit des applications vendues avec le même modèle économique que le logiciel propriétaire. Un serveur d'applications estampillé open source s'avère en tout point similaire à un serveur propriétaire. Il ne manque, actuellement, que la troisième brique, à savoir la révolte des clients face au modèle qui leur est imposé. Quant aux éditeurs, ils comprendront tôt ou tard qu'ils ont tout intérêt à travailler ensemble sur les mêmes projets, car un code est stable uniquement si plusieurs entreprises collaborent.
Faut-il se diriger vers un modèle où le logiciel open source n'a plus de valeur et où seule compte la partie services et support ?
FE : Nous y sommes déjà. Même les éditeurs de solutions propriétaires tendent vers ce modèle en commercialisant une licence à très faible prix et en faisant des profits sur la formation, la maintenance ou le support. Selon moi, ce mode de fonctionnement constitue un leurre, dans la mesure où lorsque l'on raisonne de cette manière, c'est comme si la production du code était gratuite. Or la plupart des services fournis par les éditeurs ne donnent lieu à aucun reversement du code source. Comment les développeurs font-ils, dès lors, pour produire du code ? Aujourd'hui, les acteurs jouent tout seul, alors qu'ils devraient investir ensemble dans des projets. Travaillons ensemble, c'est ce pour quoi je milite. Mais pour y parvenir, il faut davantage de volonté et que l'open source ne soit plus un instrument de communication.
Quelles sont les disciplines susceptibles de faire évoluer le serveur d'applications open source en entreprise ?
FE : Le génie logiciel, en codant à un niveau plus élevé, et l'architecture orientée services (SOA). Cette dernière simplifiera les architectures et les serveurs d'applications.
Le modèle Saas a-t-il des chances de l'emporter sur le schéma traditionnel ?
FE : J'espère que non car ce modèle est un piège. Un des moyens par lequel les clients ne vont pas obtenir de bénéfices. On leur masquera les vrais bénéfices qu'ils peuvent en tirer. Ils ne seront pas réellement à même de piloter leurs applications et n'auront pas accès au code source. Dans le monde de l'industrie, on a tout intérêt à rendre cet accès opaque de façon à éviter la concurrence.
A quel niveau les évolutions doivent-elles donc se faire sentir ?
FE : L'informatique, c'est avant tout le métier des clients. Tôt ou tard, les verrous finiront par sauter. En Europe, on observe une volonté de maîtriser les logiciels que l'on utilise. Un choix compliqué, qui exige un effort de gouvernance. Nous en sommes au tout début et c'est cela qui va prendre du temps car, désormais, le verrou n'est plus technique, mais juridique.
Le modèle hybride constitue-t-il une alternative ?
FE : Le modèle hybride est transitoire. Il a été inventé par des personnes qui ont développé des logiciels dans leurs garages et qui, par nécessité, ont dû, à un moment, vivre de leurs créations. Il est également le signe que les éditeurs avancent avec prudence. Il existe des serveurs d'applications qui sont sur la bonne voie. Il s'agit d'outils relativement peu connus, tel Hibernate, qui est soutenu par un modèle coopératif d'entreprises. Seuls les éditeurs qui ne fournissent qu'un seul produit sont menacés. Accepter la concurrence sur plusieurs produits contribue aussi au succès de l'open source.
Quelles sont les distributions Linux amenées à se développer en entreprise ?
FE : C'est assez difficile à dire car elles sont très différentes les unes des autres. Certaines distributions métier intégreront des applications non génériques. Mais il n'existe pas encore de logiciels open source véritablement orientés métier. L'apparition de telle distribution créerait un appel d'air vers de nouveaux marchés. Pour l'instant, les éditeurs se gardent bien d'intégrer des applications métier, mais tôt ou tard, les relations vont s'assainir entre clients et prestataires. L'industrie participe déjà à l'open source. Ce n'est plus quune question de temps.
envoyer
par mail
imprimer
l'article