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Ronan Delisle, dirigeant de Stardust Conseil

A mi-chemin entre la communication et le conseil, il accompagne les DSI dans leurs projets en les aidant à mettre en place un plan média.

Comment vous y prenez-vous quand votre société est appelée par une DSI ?
Ronan Delisle : Nous intervenons à différentes reprises, généralement dès la phase pilote. Nous essayons d'identifier les frustrations que peut générer le projet en nous appuyant sur un panel d'utilisateurs. En parallèle, nous amenons les informaticiens à prendre du recul par rapport à la technique. Lors de la phase de déploiement, nous mettons en place un plan média en menant une réflexion sur le nom du projet, le logo, le type de média à retenir. Nous utilisons pour cela des techniques de publicité et de marketing.
Vous appréciez cette dernière phase...
RD : Pas seulement. J'aime faire travailler les deux hémisphères du cerveau. Une partie de notre démarche est un travail intellectuel, celui d'un consultant. Et l'autre, plus créative, celle d'une agence de communication.
Justement, en quoi votre passé de consultant vous aide-t-il ?
RD : Il faut parler la langue de l'informaticien, comprendre son mode de fonctionnement, mais aussi avoir des connaissances techniques, même si nous ne nous mêlons pas des choix de produit et de la mise en ?"uvre. Je vous cite un exemple. Nous sommes intervenus auprès de la DSI d'une entreprise du CAC 40 qui devait convaincre sa direction de lui accorder une rallonge budgétaire pour déployer SAP. Nous avons longuement fait parler les responsables du projet sur leur métier et sur les enjeux du progiciel. A partir de ce que nous avons filmé (vingt heures), nous avons monté une vidéo de quelques minutes.
La DSI a-t-elle obtenu sa rallonge ?
RD : Oui, le comex a été convaincu. Grâce à la vidéo, nous avons rendu SAP attrayant. Mieux, celle-ci a été réutilisée lors de la phase de déploiement. C'est un format dynamique à fort impact.
A quoi attribuez-vous ce besoin de faire appel à des prestations comme la vôtre ?
RD : Il manquait une pierre à l'édifice. Les informaticiens sont surtout occupés à déboguer. Une fois le projet terminé, ils pensent qu'il suffit d'ouvrir les vannes pour que les utilisateurs viennent se servir. Quant à l'accompagnement au changement que proposent les DSI et les SSII, il se confond souvent avec du training. Les directions de la communication ne sont guère passionnées par les projets internes. Elles ont tendance à déléguer auprès d'agences de communication qui ne connaissent pas forcément l'informatique et le métier. Par ailleurs, les employés deviennent de plus en plus de simples maillons d'une chaîne, sans visibilité sur l'ensemble du travail. On essaie de leur offrir un bout d'aventure humaine.
On en revient toujours à l'humain...
RD : Quatre-vingts pour cent des projets buttent sur des problèmes humains et organisationnels. Pour les contourner, j'organise des rencontres improbables entre des responsables issus de secteurs d'activité qui n'ont rien à voir. Du coup, ils se rendent compte qu'ils ne sont pas seuls à affronter les mêmes galères.
Vous débordez du domaine informatique ?
RD : Cela arrive. Nous avons organisé une exposition pour Total sur un siècle de pétrole. Nous nous sommes ' éclatés ' ! Nous avons même fait rentrer une Chevrolet dans leur tour à la Défense. Je pense d'ailleurs que la promotion d'un projet informatique peut aussi passer par une exposition.

Bio express

1995 : Audencia (ESC Nantes), majeur marketing.
1997 : met en place la communauté de pratiques Eureka sur la réparation de copieurs chez Xerox.
1999 : rejoint la SSII Euriware, puis la société de conseil Unilog.
2006 : crée la société Stardust Conseil.

Web : la presse généraliste, sportive, informatique et business, les réseaux sociaux.
Journaux : 01 Informatique et Les Echos.
Objets technologiques : tout lattirail Apple (iMac, Macbook Air, iPhone 3G) et des gadgets inutiles, donc indispensables, comme la réplique du sabre laser de Dark Vador.

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