Le respect des lois, principal moteur de la Green IT
L'IDC présentait le 9 octobre son baromètre de l’informatique écologique, étude commandée par Dell sur les pratiques vertes des entreprises françaises et européennes.
01net.
le 10/10/2008 à 14h55
La Green IT, l'informatique verte, beaucoup en parlent, des blogs y sont consacrés, des entreprises annoncent la mise en place de nouveaux protocoles environnementaux. Mais quantitativement, en France, pas de données sur cet effet Green IT. L'IDC a donc réalisé une étude, un baromètre sur l'informatique écologique, à la demande de Dell. Présentée le 9 octobre, l'étude se base sur les interviews de 459 directeurs informatiques européens, dont 100 Français, appartenant à des entreprises de plus de 1 000 employés.
Ça commence par l'éducation des salariés
34 % des interviewés français assurent avoir pris des initiatives pour rendre leur informatique plus verte, en termes d'utilisation matérielle, d'investissement dans des technologies moins coûteuses énergétiquement et d'éducation du personnel. Cette dernière mesure étant, pour le moment, la plus prisée, 76 % des interviewés l'ayant déjà mis en place dans leur entreprise. Les décideurs projettent ensuite de favoriser la virtualisation, déjà bien présente, ainsi que l'utilisation d'imprimantes à faible impact pour l'environnement.
Second moteur, la réduction des coûts
Lorsque l'on dresse une liste des motivations menant à une politique de Green IT, 85 % des décideurs considèrent que le respect des lois est un levier important, 80 % que la Green IT permet de générer des réductions de coûts et 78 % qu'elle permet d'optimiser les dépenses énergétiques. Cependant, 27 % des interviewés considèrent qu'un calcul de retour sur investissement n'est pas nécessaire pour justifier les investissements dans l'informatique verte.
En marge de la présentation de l'étude, Dell se félicitait de vouloir imposer à ses sous-traitants chinois, thaïlandais et malais le Code de conduite de l'industrie électronique (EICC). Celui-ci doit permettre aux salariés de travailler dans des conditions dignes et assurer que les processus de fabrication soient environnementalement responsables. 17 des 80 sous-traitants de la région l'ont déjà signé.
Mais lorsque l'on pose la question du contrôle de l'application de ce code ou des mesures prises en cas de non-signature, la réponse est “ nous n'avons pas d'information à vous donner à ce sujet ”. L'enfer serait-il pavé de bonnes intentions ?
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