Niarf !
par Gui le pralineux, le 21/10/2008 11:17:42
"Les révolutionnaires d'aujourd'hui, sont ceux qui ne respectent pas la notion de démocratie que les vrai révolutionnaires d'antan ont gagné par de rudes batailles."
Quid de la démocratie aujourd'hui ? Lorsque par réferendum le peuple dit non à un texte, celui ci se voit rediscuté et passe par voie parlementaire. Et ce n'est que l'exemple le plus flagrant.
Les révolutionnaires d'antan comme vous dîtes se sont battus pour abolir les privilèges des castes royales et bourgeoises, ils ont ensuite réflechi à un modèle donnant la grosse partie du pouvoir au peuple, un modèle où tout le monde serait à égalité devant la justice et la loi.
Qu'en est il aujourd'hui ?
Sommes nous à égalité avec, par exemple Jacquouille, qui par sa simple parole à réussi à faire muter un fonctionnaire respectable ?
Sommes nous en égalité avec le fils de Sarko, qui après un accrochage par sa faute avec un autre usager de la route obtient gain de cause ET dommages et interets ? Qui se voit tout offrir alors que certains jeunes brillants et diplomés finissent caissier dans une superette ?
La démocratie ne se résume pas à bouger son cul tout les 5 ans pour aller s'vider aux urnes. La démocratie est un ensemble de principes et de valeurs qui mettent le citoyen au coeur des choses. Il n'est pas censé être une simple machine à fric dans un engrenage pseudo libéral et liberticide.
C'est justement parceque j'aime la démocratie que je critique ce qu'elle est devenue dans notre pays. La démocratie ce n'est pas fermer sa gueule lorsque le type qui a remporter aux élections fait tout et n'importe quoi sans appliquer à aucun moment le programme pour lequel il a été élu, monsieur. Il faut aussi savoir dire lorsque quelque chose ne va pas et le montrer du doigt. De là à prendre les armes il y a une marge.
Pour ce qui est du vote blanc, étant donné qu'il n'est tout bonnement pas comptabilisé je ne vois pas l'interet d'y avoir recours. Cela reviens à ne pas voter, ce qui est la pire chose à faire. Alors oui, devant deux navets je vote à contre coeur pour celui qui me semble le moins incompétent, et quand je constate qu'il n'a pas l'intention d'appliquer les points du programme pour lesquels mon vote a penché en sa faveur, eh bien oui je regrette mon vote.
Rien ne doit jamais être tenu pour aquis. Les rudes batailles dont "les révolutionnaires d'antan" que vous évoquez ont mené doivent encore et toujours être menées d'une façon ou d'une autre pour faire respecter les fondamentaux de notre système démocratique.
