Actualités Emploi Start-up Evénements 01 Avis d'expert Vidéos Indicateurs Distribution Telecharger Pro Livres blancs

John Schwarz répond aux utilisateurs de Business Objects

Comment se déroule la fusion avec SAP ? Quel sera l'avenir des solutions de Business Objects ? Six clients français interrogent le directeur général de BO.
envoyer
par mail
imprimer
l'article
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!

Les faits

Le 7 octobre 2007, SAP lançait une OPA sur l'un des fleurons du logiciel français, Business Objects. Un an plus tard, 01 Informatique donne la parole aux utilisateurs pour interroger John Schwarz, son directeur général.

L'analyse

Le marché de l'informatique décisionnelle (ou Business Intelligence) a connu, en 2007, une phase de concentration sans précédent. Après Hyperion acquis par Oracle, le rachat de Business Objects par SAP a devancé de quelques semaines celui de Cognos par IBM. Par cette transaction, SAP se rapprochait des opérationnels tout en profitant d'un secteur en forte croissance. D'autres transactions pourraient encore survenir, prévient John Schwarz, directeur général de Business Objects : “ Nous n'avons procédé à aucune acquisition dans le monde de la BI depuis les six derniers mois car nous étions trop occupés par la fusion, mais maintenant que l'intégration est achevée, je pense que nous allons être bientôt de retour sur le marché. ” Outre une possible croissance externe auprès des multiples start up technologiques du secteur, SAP/Business Objects prospère déjà sur sa base installée : “ En France, BO bénéficie d'une longue tradition et nous sommes en position d'aider SAP dans les administrations et le secteur financier. En Allemagne, où nous n'avions qu'une faible présence, SAP, qui joue à domicile, nous apporte son aide, tout comme en Russie où nous connaissons maintenant de fortes ventes. ” Business Objects se porterait donc à merveille, et sa base de prospects aurait doublé cette année, selon John Schwarz qui estime que cette croissance va se poursuivre : “ Le marché de la Business Intelligence croît de 10 % par an, ce n'est pas un marché mature. Si la plupart de nos clients disposent de plusieurs plates-formes de BI, il miseront sur celle qui est la plus complète. ”

Interrogé sur la crise financière, le dirigeant déplore : “ Ce n'est pas bon. Nous vendons des technologies qui permettent aux clients d'améliorer leurs opérations. Nous continuerons donc à être attractifs vis-à-vis d'entreprises qui, par ces temps difficiles, cherchent à être plus efficaces. ” Si SAP/BO a publié les feuilles de route pour les développements des solutions décisionnelles d'origine SAP et des gammes Business Objects, les utilisateurs de BO se posent encore de nombreuses questions. 01 Informatique leur donne la parole.

Bilan de l'intégration SAP/BO et de la stratégie de développement

Alors qu'on pouvait redouter de voir Business Objects mis exclusivement au service de SAP et de ses seuls progiciels, le Français bénéficie encore d'une large autonomie. Si des synergies commerciales ont eu lieu et semblent déjà payantes, la fusion a eu peu d'impact sur les équipes de développement des deux éditeurs.

Comment les clients Business Objects ont-ils perçu le rapprochement avec SAP ?
Christophe Machinet, architecte, Arcelormittal, président de la commission BI de l'USF

John Schwarz : Depuis l'acquisition, j'ai dû faire, disons, 200 entretiens avec nos clients et pas un, je dis bien pas un, n'avait un problème vis-à-vis de cette acquisition. Tous mes interlocuteurs avaient des questions, bien sûr, mais à la fin de la journée, ils avaient trouvé les réponses. Avant la fusion, SAP et BO avaient environ 45 000 clients chacun dont environ 5 000 en commun. Ces derniers figurent parmi nos plus gros clients, et représentent environ le tiers de notre chiffre d'affaires. Il reste donc 40 000 clients SAP qui ne sont pas clients BO. C'est une énorme opportunité pour nous.

Où en êtes-vous dans l'intégration des équipes de recherche et développement ?
Christophe Machinet, Arcelormittal et commission BI de l'USF

JS : Nous n'avons pas vraiment eu à faire beaucoup d'intégration dans notre organisation pour le développement, car nous avons peu de cas de chevauchements. La mission de l'équipe française n'a pas changé, celle de notre équipe canadienne installée à Vancouver non plus. Pour ce qui est de la gestion de la performance, nous avions un petit recouvrement concernant les groupes de développeurs travaillant sur le planning, la consolidation financière et la gestion des marges. Notre équipe de Portland, en Oregon, celle de Stanford, issue d'Outlooksoft, et une partie de l'équipe française de Cartesis sont en cours de rapprochement. Mais finalement cela n'a un impact que sur une petite partie de nos développeurs.

Business Objects continuera-t-il à développer une offre indépendante de SAP ?
Olivier Cahuzac, responsable de la BI Corporate Finance, Airbus

JS : La réponse est clairement oui. L'offre de Business Objects restera indépendante sur tous les plans. SAP et BO gardent des objectifs distincts et les équipes qui construisent ces solutions vont continuer à prendre en charge toutes les plates-formes. Celles de SAP aussi bien que les autres applications et environnements.

La stratégie produit

Largement complémentaires, les gammes produits SAP et Business Objects connaissaient quelques zones de recouvrement. C'était le cas des solutions d'intégration et des logiciels de gestion de la performance des entreprises. SAP a tranché : les briques d'intégration convergent vers le MDM d'origine SAP. Par contre, en gestion de la performance, SAP donne sa préférence à l'offre Business Objects… à quelques exceptions près (lire 01 Informatique n  1945)

Comment évoluera l'intégration des outils de Master Data Management et des logiciels décisionnels ?
Christophe Machinet, architecte, Arcelormittal, président de la Commission BI de l'USF

JS : Dans le domaine de l'intégration, Business Objects propose de nombreuses solutions, soit Data Integrator, Metadata Manager, Data Quality et Data Federator. Actuellement, tous ces outils sont délivrés ensemble dans une suite.

En terme de pilotage stratégique, pensez-vous proposer, dans un avenir plus ou moins proche, une offre unique et pérenne qui comprendrait aussi bien les rapports d'activité que des outils d'analyse de la performance et de prospective ?
Colette Couture-Neulat, ingénieur chargé de mission au conseil général du Val d'Oise, administratrice du club des utilisateurs Business Objects

JS : Outlooksoft, Cartesis et ALG constituent aujourd'hui le portefeuille Business Objects dans le domaine du planning, de la consolidation et de la gestion des profits. Ils représenteront notre offre Premium mais l'offre SAP SEM (Strategic Enterprise Management) et les solutions de planification resteront disponibles aux utilisateurs qui l'exploitent en parallèle à SAP et souhaitent continuer à le faire.

La fréquence des sorties des versions s'accélère. Va-t-on vers davantage de stabilisation des produits ?
Colette Couture-Neulat, conseil général du Val-d'Oise et club des utilisateurs BO

JS : Pas question ! En fait, tout va plus vite aujourd'hui. L'intégration de Business Objects et de SAP ne nous a pas vraiment coûté grand-chose en termes de redéveloppement ou de réorganisation de nos produits. Nous avons conservé une autonomie technique pour nous appuyer sur notre propre technologie et nos propres standards et ainsi continuer à satisfaire notre marché. SAP ne nous impose pas d'adopter quoi que ce soit, ce qui est particulièrement précieux.

Quel avenir pour BO Finance SAP Business Planning and Consolidation (BPC) ?
Olivier Cahuzac, responsable de la BI Corporate Finance, Airbus

JS. : Il y a des produits tels que les outils de planification du portefeuille SAP qui seront conservés et dont nous assurerons la maintenance pendant une longue période. Les clients qui ont fait l'acquisition de ces solutions dépendent étroitement de celles-ci dans leur activité. Nous allons porter nos développements futurs et nos investissements sur le portefeuille Business Objects et au bout d'un certain temps aider les utilisateurs SAP à adopter celui de BO.

Le nouvel outil Pioneer apparaît comme la solution Olap de SAP/BO. S'agit-il d'un serveur Olap ou d'un outil de navigation sur les cubes Olap du marché ?
Thierry Adenis, DSI, Pierre Fabre

J. S. : Ce sera notre outil de manipulation des cubes et le seul. Pioneer (fusion de Bex Analyzer et Voyager -– NDLR) est important car il relie l'outil de gestion des cubes analytiques de SAP et celui de Business Objects. Ces cubes seront ceux de l'environnement SAP mis à disposition par BIA (Business Intelligence Accelerator) mais aussi les cubes d'autres origines, y compris ceux de Teradata, par exemple. BIA, par essence, stocke les cubes en mémoire et joue le rôle de serveur. Pioneer sera son frontal tout en pouvant se connecter à d'autres types de cubes.

Tarification

Alors que SAP a augmenté les tarifs de maintenance de ses solutions dans le courant de l'été, la base installée Business Objects s'inquiète de voir les tarifs de ce dernier suivre la même inflation.

A quand une licence commune SAP/BO ?
Thierry Adenis, DSI, Pierre Fabre

C'est fait ! Nous avons des conditions et des termes communs, des licences et des maintenances communes.

Le prix actuellement élevé de Crystal Report est un frein à son utilisation au sein des entreprises. Quelle va être la stratégie commerciale de SAP sur ce logiciel ?
Damien Poulain, responsable système de pilotage gestion centrale, CEA, administrateur du club des utilisateurs Business Objects

JS : Pour Crystal Report, notre modèle tarifaire est calculé soit au nombre d'utilisateurs soit au CPU. Nous avons 15 millions d'utilisateurs, y compris dans de très grandes compagnies. La façon dont Crystal Report est vendu fait que l'entreprise ne paie que lorsqu'un rapport est créé. La publication du rapport est-elle gratuite : vous pouvez le diffuser où que ce soit. Or la création de rapports concerne beaucoup moins de personnes dans l'entreprise que leur publication.

SAP ayant augmenté le coût de sa maintenance, cela ne va-t-il affecter les opportunités de Business Objects auprès des clients SAP ?
Jean-Michel Franco, directeur des solutions, Business & Decision

JS : Business Objects s'est lancé dans une stratégie d'amélioration de la qualité de la maintenance voici plus de deux ans maintenant. Il faut voir dans cet accroissement de la qualité un moyen de réaliser des économies. C'est vrai que les clients nous paient pour ce support mais c'est en définitive moins cher que s'il était réalisé en interne. Avoir une offre riche en termes de maintenance permet au final d'abaisser le TCO d'une application.

publicité
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Un nuage de 1 Po pour la Business Intelligence d'IBM
Tibco rapproche enfin le décisionnel de la gestion de processus
Coheris se recentre sur l’édition
Pentaho s’achète un nouveau frontal analytique
Oracle met la main sur les technologies d'HyperRoll
SAP fournit un outil décisionnel temps réel en ligne
Le décisionnel remet au goût du jour la hiérarchisation du stockage
Une nouvelle offre décisionnelle version cloud computing
IBM acquiert SPSS pour 1,2 milliard de dollars
Microstrategy, le franc-tireur
Information Builders s'attaque à la gestion de la performance
Un reporting open source proche de l'utilisateur final
John Schwarz répond aux utilisateurs de Business Objects
Pilotage commun du SIRH au Crédit Agricole
Pourquoi les petits de la BI séduisent
Teradata descend en gamme
Informatica intègre les données de Pernod Ricard
Comment SAS séduit les opérationnels
L'offre open source gagne ses premiers galons
01Informatique
01 INFORMATIQUE
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
MICRO HEBDO
L'hebdo qui vous simplifie la micro
et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'ORDINATEUR INDIVIDUEL
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.
Tous droits réservés © 1999 - 2009 Internext - 01net.