01net Pro Entreprise informatique
Actualités gestion et logiciel informatique professionnel
Offre et recherche Emploi informatique internet
Salon conférences inofrmatique IT ebusiness 01
Le Cloud Computing
Vidéos reportage entreprise acteur informatique
Retrouvez tous les services 01Net dédiés aux professionnels !
Télécharger logiciels Pro et progiciels
Livres blancs e-commerce informatique et nouvelles technologies
Retrouvez l'ensemble des dossiers de la rédaction 01net Entreprise
Les synthèses des bonnes pratiques sur les sujets IT du moment

Migrer vers 802.11n : pas forcément une urgence

Implanter du Wi-Fi à haut débit impose une révision du réseau d'infrastructure et d'accès Ethernet. Aujourd'hui, seuls des sites neufs ou ayant des flux volumineux à transférer sur lien radio justifieraient le choix de ces produits de première génération.

Les spécifications 2.0 du futur standard 802.11n succèdent aux trois standards IEEE les plus répandus : 802.11a/b/g dont les débits réels maximums atteignent respectivement environ 6 Mbit/s (802.11b) et 25 Mbit/s (802.11a/g). Le 802.11n, lui, offre un débit maximal réel compris entre d'environ 150 Mbit/s sur le lien radio entre le point d'accès et le client Wi-Fi. Plusieurs techniques comme les antennes multiples et la modulation OFDM se conjuguent pour élever ce niveau de performances. ' Un réseau 802.11n peut aisément remplacer un réseau Ethernet 100 Mbits/s voire Gigabit Ethernet ', lâche Lionel Barreiro, responsable technique chez Meru Networks pour la France et la Suisse. Ce niveau de débit élevé est-il en phase avec les besoins des entreprises ? Aujourd'hui le multimédia est la principale justification quant au déploiement de haut débit Wi-Fi. Et pourtant, les entreprises ne se bousculent pas pour s'équiper de cette technologie. ' Lademande est encore limitée. Les bornes 802.11n représentent moins de 5 % de nos ventes ', reconnaît Olivier Carbonneaux, responsable des ventes chez Trapeze Networks France.
Pourquoi si peu d'engouement ? Première contrainte, compte tenu des débits en jeu sur le lien radio (plus de 100 Mbit/s), les locaux doivent être équipés d'un câblage Gigabit de catégorie 5 au minimum, avec des commutateurs et des points d'accès Wi-Fi équipés de ports Gigabit Ethernet : 10/100/1 000 Mbits/s. Ensuite, les actuelles bornes 802.11a/b/g sont télé alimentées en courant électrique grâce au câble réseau Ethernet auquel elles sont reliées. Or les bornes radio 802.11n consomment en moyenne plus de puissance électrique que ce qu'autorise leur standard 802.3af, qui plafonne à 12,95 W. Sans attendre la normalisation en cours de futures spécifications 802.3at qui fourniront jusqu'à 30 W sur un câble Ethernet, quelques constructeurs de points d'accès radio (Extreme Networks, Aruba) commercialisent des points d'accès radio 802.11n dont la consommation électrique n'excèdent pas le seuil imposé par le standard 802.3af, grâce à des procédés techniques qui leur sont propres.

Bientôt des PC portables équipés de puces 802.11n

Les contraintes techniques liées à l'infrastructure réseau ne sont pas seules à expliquer le peu d'enthousiasme suscité par le haut débit Wi-Fi. Les postes clients aussi doivent intégrer un processeur 802.11n. Intel n'a rendu disponible ses puces Centrino 2, qui gèrent le 802.11n, qu'en juillet 2008. Il faudra attendre encore quelques mois pour que les ordinateurs portables dotés de cette puce déferlent sur le marché.
Dans une problématique de migration, il est difficilement envisageable pour une entreprise de changer tous ses ordinateurs portables sous le seul prétexte d'acquérir des produits incluant des puces 802.11n. La transition se fera donc en douceur. Dans la plupart des cas, les clients 802.11b/g cohabiteront avec des clients 802.11n. Pratiquement, pour que cette transition se passe sans heurt, lorsque des bornes 802.11 seront utilisées, il sera préférable qu'elles supportent deux modules radio, un opérant à une fréquence de 5 GHz, avec des canaux à 40 MHz, réservée aux clients 802.11n, l'autre à 2,4 GHz pour les clients 802.11b/g existants, et des canaux à 20 MHz.
Plus généralement, que ce soit dans le cas de l'implantation d'un réseau Wi-Fi 802.11n sur un site neuf ou dans le cas où des points d'accès 802.11n viennent compléter un réseau existant, les entreprises devront mener préalablement une étude de couverture radio des locaux qu'elle prévoit d'équiper. A moins d'avoir un réseau Wi-Fi proche de la saturation (campus étudiant) ou d'envisager, dans le cas d'un site neuf, une infrastructure Wi-Fi dernier cri, ce qui peut justifier l'acquisition de points d'accès mêlant 802.11a/b/g et 802.11n, il est plus que probable que les entreprises attendront la finalisation du standard à l'iEEE et l'arrivée sur le marché de produits 802.11n de deuxième ou de troisième génération.

2 questions à... : Yann Chauvière, consultant infrastructure chez Nextiraone

Quels sont les principaux problèmes de déploiements rencontrés sur le terrain ?

' Il y a évidemment toutes les problématiques techniques telles que le câblage qui doit supporter le Gigabit Ethernet, la télé alimentation sur Ethernet, la gestion du parc clients existants. Surtout, les déploiements ne sont pas nombreux car la norme 802.11n n'a pas encore été ratifiée par l'IEEE. Enfin, les bornes 802.11n restent deux fois plus chères que les points d'accès 802.11b/g. '

Quelles sont vos recommandations pour réussir son installation ?

' Qu'il s'agisse de déployer un nouveau réseau ou de compléter une infrastructure existante, il faut commencer par faire une étude de couverture pour dimensionner réellement le nombre total de bornes à installer. Le but est d'optimiser les coûts de déploiement d'une part, et la couverture d'autre part, surtout lorsque lon envisage la voix sur Wi-Fi. '

envoyer
par mail
imprimer
l'article
Nos partenaires