![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Le Syntec, la Chambre de l'ingénierie et du conseil en France (CICF), les syndicats CGT, CFDT, CFTC et FO ont signé, le 23 octobre dernier, un accord sur la formation professionnelle, la CFE-CGC se joignant à eux le 30 octobre. Une nouvelle qui pourrait paraître anecdotique mais qui, dans la conjoncture actuelle, prend une autre mesure. “ Pour nous, le problème est le suivant, le salarié doit être le mieux positionné possible sur le marché du travail pour affronter les turbulences actuelles, et cela passe par un meilleur accès aux formations professionnelles ”, explique Ivan Béraud, secrétaire national au pôle conseil de la CFDT. La signature de cette réforme s'inscrit donc dans ce cadre.
Mais le document a été signé pour une autre raison, moins reluisante. “ Fin 2007, le Fafiec [organisme paritaire collectif agréé (Opca) de l'ingénierie et de l'informatique notamment et responsable du financement de la formation professionnelle, NDLR] se retrouvait avec un excédant de 70 millions d'euros dans ses caisses. Autant dire que les adhérents au Syntec, les entreprises de la branche informatique, étaient plutôt mécontents de l'utilisation que l'on faisait de leurs cotisations, relate Ivan Béraud. Cette réforme va permettre de re-balayer le système, de vraiment voir comment on fait la formation. ”
Ainsi, cet accord devrait permettre une meilleur gestion prévisionnelle des emplois et des compétences et une redéfinition des missions de la Commission paritaire nationale pour l'emploi (CNPE). Celle-ci devra d'ailleurs déterminer les priorités de formation d'ici au 15 juillet 2009. Ces priorités résident en la définition des actions collectives de la branche (le bilan de formation, par exemple), dans le choix des thématiques prioritaires (former des salariés à l'anglais…) et dans la planification des périodes de professionnalisation, pouvant aller de 70 à 1 200 heures, contre un maximum de 600 heures auparavant.
“ Cette date du 15 juillet permettra aux entreprises d'avoir le dernier trimestre de l'année pour élaborer leur plan de formation, qui doit être tamponné par le CE au 1er janvier. Auparavant, les priorités de formation étaient décidées en octobre ”, éclaire Ivan Béraud.
Une augmentation du budget alloué au droit individuel à la formation (DIF) a également été actée. “ Les entreprises de notre secteur sont peu incitatives à la formation, cela s'explique par leur structure. Les programmeurs sont gérés par les chefs de projets, qui veulent mener les projets à bien et garder le salarié concentré sur l'objectif, ils n'ont pas d'intérêt à le faire partir en formation. En revanche, en vue d'autres projets, il peut être judicieux de les former à autre chose. La responsabilité devrait être prise par les services des ressources humaines. Hélas, ceux-ci manquent de moyens quand on les compare à ceux d'autres secteurs de l'industrie française ”, précise le secrétaire national. D'où l'importance du DIF, qu'un salarié peut solliciter s'il se sent perfectible dans un certain domaine de compétence.
Les accords seront effectifs le premier jour du mois suivant la publication de l'arrêté ministériel d'extension, soit en principe avant la fin de l'année.
















