Actualités
|
![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||||||












Alors que l'innovation était considérée comme intéressante, mais secondaire, dans un univers de production de masse, d'uniformité et de rentabilité, elle est devenue au XXIe siècle un enjeu pour l'emploi. La survie des entreprises est désormais liée à la recherche d'un avantage concurrentiel qui dépend étroitement de leurs propres efforts en recherche et développement.
Source intarissable d'innovations au cours des quarante dernières années, l'informatique, en remodelant en profondeur les processus des entreprises, en permettant le développement de nouveaux produits et services, a joué un rôle pionnier et mis en place la société digitale qui est notre quotidien aujourd'hui. Ce rôle de précurseur et de défricheur s'est pourtant perdu au fil du temps.
Dans la grande majorité des firmes, les systèmes d'information (SI), l'informatique et les télécommunications sont maintenant des fonctions de support et les systèmes d'information figurent parmi les obstacles considérés comme les plus significatifs au développement de l'innovation.
Or, l'objectif des entreprises aujourd'hui n'est plus essentiellement celui des gains de productivité, même si ce souci reste toujours présent, mais celui de créer de nouveaux produits, de nouveaux services et de conquérir de nouveaux marchés. Si les systèmes d'information, synonymes pendant longtemps de recherche de gains de productivité, ont correspondu pendant plusieurs décennies aux préoccupations majeures des entreprises, les systèmes d'innovation correspondent, eux, aux multiples déclinaisons des innovations technologiques et non technologiques qui sont de nos jours indispensables à ces dernières pour assurer leur développement, voire leur survie.
Les systèmes d'innovation sont donc complémentaires des systèmes d'information et l'effort de liaison entre eux reste à faire. C'est, à mon sens, le challenge des années à venir pour les DSI. Il est bien évident que cette phase ne peut être abordée que lorsque la partie opérationnelle tourne, qu'elle donne satisfaction et que la confiance est installée.
Dans les années à venir, les DSI vont connaître des changements aussi profonds que souhaitables et, à vrai dire, inévitables. L'externalisation progressive des fonctions techniques chez les prestataires et l'appropriation par les maîtrises d'ouvrage de leur SI sont deux tendances lourdes qui conduiront la DSI de demain à un nouveau positionnement si il veut survivre. Elle doit placer l'innovation technologique au service de la stratégie d'entreprise. Elle doit veiller à sa mise en œuvre effective. Ce qui suppose des structures nouvelles et un assemblage de ressources humaines (techniciens, mais aussi organisateurs et consultants), de technologies, de réseaux relationnels et de comportements. Alors, seulement, la DSI pourra se positionner sur ces quatre domaines de prédilection que sont la stratégie des systèmes d'information, l'excellence opérationnelle, l'organisation et la mise ne place de processus et enfin l'innovation.
La DSI aura ainsi l'opportunité de sortir de la logique d'enfermement et de centre de coûts dans laquelle elle se trouve aujourd'hui en se positionnant comme un centre de service agile et en présentant l'informatique comme une activité capable de créer de la valeur auprès des directions opérationnelles. Elle deviendra une direction attrayante. Son rôle sera alors de définir et décliner, dans les domaines qui sont les siens, une politique novatrice au service des stratégies métiers. Elle devra marier les bonnes technologies avec les contraintes business et délivrer un SI flexible, voire personnalisé dans sa conception, et industrialisé dans sa mise en œuvre. Elle devra en assurer un fonctionnement sans faille et au moindre coût.
Demain, le patron de cette DSI sera bilingue métier et informatique. Vigie de l'entreprise, il devra externaliser à bon escient, mais garder aussi en interne tout ce qui touche au savoir-faire, au cœur de métier, à la compétitivité et à la capacité de différenciation de l'entreprise. Quel que soit son profil, le DSI devra être un passeur entre générations faisant passer son entreprise à une nouvelle ère, celle de l'économie numérique.
















