Des écolabels informatiques pour guider les achats des DSI
Adoptés par 53 % des entreprises, ces labels permettent aux DSI de choisir leurs matériels en fonction de contraintes techniques : élimination de substances toxiques, consommation d’énergie, etc.
01net.
le 17/11/2008 à 14h57
A moins d’être un spécialiste du green IT, il est quasiment impossible pour un DSI ou un acheteur de distinguer un poste de travail ou un écran “ vert ” du lot commun. D’autant que si le matériel “ écologiquement correct ” est mis en avant par les fabricants, “ Les entreprises s’intéressent surtout à la consolidation de leurs centres informatiques ”, constate Rodolphe d'Arjuzon, directeur du cabinet d’analyse Verdantix.
Pour faciliter le choix des acheteurs, des institutions nationales et internationales ont mis au point des écolabels informatiques. Ils permettent à l’entreprise de prendre un train d’avance sur la réglementation, car ils vont souvent plus loin que les normes et directives telles que RoHS et WEEE en Europe. 54 % des entreprises les intègrent donc dans leurs appels d’offres (Forrester).
Cependant, contrairement aux normes et directives, “ Les éco-labels constituent la plupart du temps une démarche volontaire de la part du fabricant qui auto-déclare ses produits ”, souligne James Pavia, expert du domaine chez Dotgreen. Si on imagine mal Dell et Lenovo faire de fausses déclarations, qu’en est-il de fournisseurs moins sérieux ? Les contrôles aléatoires seront-ils suffisants ? La question reste ouverte.
Bien qu’il existe plus d’une vingtaine d’écolabels informatiques, seuls quelques-uns sont aujourd’hui largement adoptés. Certains se focalisent sur un domaine précis – Energy Star pour la gestion de l’énergie par exemple – tandis que d’autres, comme Epeat, englobent plusieurs écolabels informatiques spécifiques pour proposer une large couverture.
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