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Six pointures du Web créent un fonds d'investissement pour les jeunes pousses

Des entrepreneurs chevronnés du Web viennent de mettre en place ISAI, un fonds d'amorçage pour les start-up. Interview de l'un des membres, Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister.

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Orianne Garcia, fondatrice de Terrafemina.com, Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister, Tariq Krim fondateur de Netvibes.com, Ouriel Ohayon fondateur de TechCrunch France, Geoffroy Roux de Bézieux, PDG de Virgin Mobile et Stéphane Treppoz Président du directoire de Sarenza.com. Que du beau monde !
Ces six personnalités emblématiques du Web, se sont regroupées pour créer ISAI. Leur but, financer les entreprises en phase de démarrage des secteurs Internet et mobile. Ils ouvriront leurs porte-monnaie, mais aussi leurs carnets d'adresses à des dizaines de start-up dans les deux ans qui viennent. Un sacré coup de pouce pour démarrer !

<i>01net. :</i> Pourquoi avoir créé ce fond d'investissement ISAI, International Society of Angel Investors ?
Pierre Kosciusko-Morizet : De mon côté, cela fait deux ou trois ans que je reçois beaucoup de dossiers de gens qui démarrent des entreprises. J'ai déjà investi dans pas mal d'entre elles, en tant que business angel. Mais je me suis rendu compte que j'avais trop de sociétés à la fois et quand elles devaient lever des fonds de manière significative, je ne pouvais plus suivre. Je regrettais de ne pas pouvoir les accompagner de manière plus structurée.
Christophe Raynaud, aujourd'hui permanent au fonds ISAI, est venu me parler de cette idée de créer un fonds qui regrouperait plusieurs entrepreneurs reconnus. En gros, c'est l'union qui fait la force. A plusieurs, on apporte un investissement plus conséquent aux jeunes pousses et en mettant en commun notre expérience, on est plus à même de les accompagner.

Mais ce n'est pas le pire moment pour le créer ?
Bien au contraire. C'est le meilleur ! Il est vrai que quand nous avons eu l'idée ce n'était pas la crise, mais de par mon expérience, je sais que c'est plutôt une bonne période. Quand j'ai monté PriceMinister, en août 2000, je n'ai pas eu de concurrents, c'est très pratique pour se développer. C'est l'un des avantages de cette période !
A quel stade intervient ce dispositif ?
Pour démarrer, en général, une jeune pousse apporte entre 50 000 et 100 000 euros (grâce à ses économies, à celles de ses amis, etc.) lors du premier tour de table. Puis, elle se tourne vers des business angels qu vont investir entre 100 000 et 500 000 euros. Enfin, les fonds d'investissement interviennent avec rarement moins d'un million et demi d'euros. Avec ISAI, nous avons donc voulu miser sur ce créneau des 500 000 à 1,5 million d'euros parce qu'il y avait une place à prendre et parce que c'est précisément à ce stade que les sociétés ont besoin d'être accompagnées. Il s'agit, en général, d'entreprises qui commencent à faire du chiffre d'affaires mais ne sont pas encore rentables et pas assez importantes pour intéresser un gros fond d'investissement.
Concrètement, de quelle aide vont bénéficier les entrepreneurs sélectionnés ?
D'abord, le fonds investit dans ces sociétés à hauteur de 500 000 à 1,5 million d'euros. Ensuite, il leur apporte des conseils d'entrepreneurs à entrepreneurs pour les aider à structurer leur produit, à le commercialiser. Il leur ouvre un carnet d'adresses bien développé dans l'Internet et la mobilité, les domaines sur lesquels le fonds se focalise. En bref, il les fait bénéficier de toute leur expérience d'entrepreneur. Dans ce domaine, il y a beaucoup de choses évidentes pour nous, qui ne le sont pas pour les entrepreneurs qui se lancent. Nous avons envie de les transmettre. Et puis, derrière ça, il y a l'idée de contribuer à développer l'entreprenariat en France.
Vous allez suivre à six tous les dossiers ?
Non. A chaque fois qu'on investit dans une société, nous désignons une sorte de coach qui la suit de très près et qui fait l'interface avec nous. Il peut s'agir de l'un de nous mais aussi d'entrepreneurs ou de chefs d'entreprise qui veulent aussi investir dans cette société, d'un business angel qui la soutient déjà mais préfère passer par notre structure... Au final, nous partageons la plus value avec ces co-investisseurs. En créant une communauté de coachs, nous développons l'écosystème de l'Internet et du mobile. En clair, l'une de ces sociétés, par exemple, peut très bien devenir cliente d'une autre...
Quel est le profil des sociétés qui peuvent bénéficier de ce dispositif ?
Toutes sont les bienvenues, essentiellement dans les domaines de l'Internet et du mobile. Elles doivent chercher à lever des fonds entre 500 000 et 1,5 millions d'euros et avoir une forte ambition de croissance.
Combien d'heureux élus vont être sélectionnés ?
On va faire plusieurs dizaines d'investissements assez rapidement, dans les deux ans qui viennent. Ensuite, cela va dépendre de la qualité des dossiers que l'on reçoit et de la vitesse à laquelle les investisseurs se manifestent.
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