Robin Schumacher (MySQL) : “ Notre base de données corrige les mauvaises requêtes SQL ”
Le responsable produit MySQL de Sun nous explique les nouvelles fonctions, présentes et à venir, de la base de données open source.
01net.
le 24/11/2008 à 10h55
01net. : A quoi va servir le Query Analyzer, que vous venez d'annoncer ?
Robin Schumacher : Il s'agit d'un nouvel outil qui permet aux administrateurs d'analyser la performance des requêtes SQL et de localiser et corriger les éventuels problèmes. La mauvaise performance des bases de données est très souvent liée à des requêtes SQL mal codées. C'est pourquoi ce type de fonctionnalité est très attendu par les administrateurs. Le Query Analyzer est disponible dès à présent, dans le cadre des souscriptions Gold et Platinum de notre offre MySQL Enterprise Server.
Quelles autres fonctions comptez-vous ajouter dans MySQL Enterprise Server ?
La version 5.1 de MySQL devrait être disponible à la fin du mois. Elle intégrera, entre autres, un nouvel outil de sauvegarde et un nouveau moteur transactionnel, qui rendront l'utilisation de MySQL plus aisée et plus rapide. En 2009, nous allons, par ailleurs, intégrer des outils qui permettront de mieux équilibrer les charges entres les serveurs et de gérer de manière plus efficace les connexions aux sources de données, en particulier dans les applications Web.
Quelle analyse faites-vous du marché des bases de données ?
Aujourd'hui, la demande provient essentiellement des projets autour du décisionnel et des entrepôts de données, ce qui n'était pas le cas il y a encore quelques années. Il faut dire que la situation économique actuelle favorise ce genre de projets. Afin de pouvoir mieux se positionner dans ces domaines, nous avons noué des partenariats avec les sociétés Infobright et Kickfire, qui proposent des moteurs transactionnels pour entrepôts de données. Grâce à ces moteurs tiers, nos clients pourront gérer directement des bases de plusieurs dizaines de téraoctets. Les moteurs transactionnels classiques ne vont que jusqu'à quelques téraoctets, ce qui oblige à partager les données entre plusieurs bases.
Quel sera l'impact sur MySQL de la réorganisation de Sun ?
Pour l'instant, rien n'a changé. Nous restons une activité à part entière de Sun. Nous n'allons pas non plus changer notre modèle économique, fondé sur deux types de licences, l'une commerciale et l'autre open source (GPL), et sur des souscriptions payantes. C'est un modèle qui a fait ses preuves. Les revenus engendrés par les souscriptions sont désormais équivalents à ceux réalisés par nos ventes OEM, ce qui était loin d'être le cas il y a encore trois ans. C'est pourquoi le modèle économique de MySQL devrait même se généraliser au sein de Sun.