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Quand le logiciel nous interdit de changer... de logiciel

Imaginons une entreprise qui utilise un logiciel ?" propriétaire, par opposition à open source ?" pour lequel elle a une licence site. Elle a des besoins...

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Imaginons une entreprise qui utilise un logiciel (propriétaire, par opposition à open source) pour lequel elle a une licence site. Elle a des besoins qui ne sont pas couverts par le logiciel en question, elle décide donc de développer en interne un logiciel plus performant, plus adapté et plus moderne. Pour pouvoir améliorer le logiciel avec l'aide d'autres organisations comparables, elle utilise une licence libre et le distribue gratuitement. Evidemment, comme dans presque tout projet informatique, le plus difficile vient de la reprise de l'existant, car il faut pouvoir importer les données stockées dans le format propriétaire et non documenté de l'application utilisée précédemment. Mais il n'y a rien d'impossible pour une poignée d'hommes décidés, et un module d'importation est écrit.
L'histoire pourrait s'arrêter là et décrire le quotidien de bien des projets informatiques d'aujourd'hui, avec un logiciel qui devient obsolète et une solution plus moderne, ouverte à plus de formats. Mais cette histoire vraie est celle de l'université George Mason (GMU), aux Etats-unis, à propos d'un logiciel de gestion de bibliographies. Et là où les choses se gâtent, c'est que l'éditeur propriétaire qui se voit évincer traîne son client en justice en l'accusant d'avoir fait de la rétro-ingénierie sur le format de données, chose interdite par son contrat de licence. La société en question, Thomson-Reuters, éditeur d'EndNote, demande donc 10 millions de dollars par an à la GMU tant que cette dernière distribue son logiciel appelé Zotero.
Aux dernières nouvelles, l'université a décidé de ne pas renouveler sa licence site pour le logiciel propriétaire EndNote et de continuer le développement de son propre logiciel libre Zotero. Il faut dire que Zotero a beaucoup de succès, avec 1 million de téléchargements en 2 ans et des versions en 30 langues.
Une question me taraude tout de même. Est-il normal que je ne puisse plus accéder aux données que j'ai saisies moi-même pour les stocker dans un format propriétaire ? Suis-je condamné à faire une croix sur mes données passées de peur de me faire attaquer en justice ? Est-ce que dans l'expression ' logiciel propriétaire ', on doit comprendre que l'éditeur est propriétaire de vos données ? Dans cette optique, l'expression ' logiciel libre ' prend alors tout son sens : c'est surtout l'utilisateur qui est libre !
Quoi qu'il en soit, l'industrie du logiciel devrait s'inspirer de l'industrie musicale, qui a pu démontrer ces dernières années que traîner en justice ses propres clients honnêtes est le signe que c'est le début de la fin !

Tristan Nitot

Tristan Nitot est une personnalité emblématique du monde de l'open source. Il est le fondateur et actuel président de Mozilla Europe, connu pour son navigateur Internet Firefox. Il est également l'un des initiateurs d'Openweb.eu.org, un projet de documentation libre qui vise à promouvoir les standards du Web et l'accessibilité en vue de rendre le Net utilisable par tous. Tristan Nitot, qui a mené une partie de sa carrière chez Netscape, est également blogueur sur Standblog.org depuis 2002.

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Le libre ne recule devant rien !

de The repère of the death , posté le 24 novembre 2008 à 19h00
Et encore moins devant les mensonges.

Tristan Nitot commence vraiment à nous les casser menu, au lieu de venir raconter n'importe quoi ici, il ferait mieux de dire à ses équipe d'outre altantique de corriger le bug Firefox 3 qui empêche de voter au élections prud'homales.

"https://bugzilla.mozilla.org/show_bug.cgi?id=441751"


et ici le lien direct vers l'emplacement ou la RFC2616 a été violée par Firefox3 et qui empêche donc ce site d'être accessible avec ce navigateur.

"http://www.w3.org/Protocols/rfc2616/rfc2616-sec14.html#sec14.9.2"


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N'importe quoi

de cirnafos , posté le 24 novembre 2008 à 19h45
Rassurez moi, vous dites ça pour lancer un troll ?
Ok, il peut y avoir des soucis des bugs dans l'opensource, mais ce n'est pas le sujet de cet article !
Dans cet article on expose clairement le souci d'un format propriétaire d'enregistrement de données.
Comment faire pour relire ces données quand l'éditeur du logiciel refuse ? Quels sont nos droits vis à vis de nos propres données ?

Pouvez vous répondre à ça ?
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Facile

de The repère of the death , posté le 24 novembre 2008 à 19h49
Avant d'entreprendre de la rétro-engenering sur un produit, il faut d'abord demander à la société éditrice si elle peut (voir même moyennant finance) extraire ces informations en format non propriétaire.

Cela me fait penser à MsOffice et Ooo.

Parceque je fais du libre alors j'ai le droit de violer tous les brevet du monde sans ne rien dire à personne.
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Le site est accessbiel via firefox 3

de Seb_2412 , posté le 24 novembre 2008 à 20h19
Par contre il y a un bug referencé qui doit être a l'origine du problème.

Pour le reste je vois pas le rapport avec l'article...

Enfin tu troll comme d'hab.
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facile aussi

de gmli , posté le 25 novembre 2008 à 12h34
Premièrement, avec la dernière version de Firefox (3.0.4) tout va bien.

Ensuite concernant la lecture d'un format propriétaire, non seulement c'est autorisé par la législation française, mais en plus concernant les brevets logiciels je rappelle qu'ils sont illégaux en europe.

Avant de sortir des conneries et d'insulter Nitot, il conviendrait peut-être de se renseigner un tout petit peu, au risque de passer pour un idiot.
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Brevet

de pseudo_non_utilisé , posté le 25 novembre 2008 à 14h53
D'ailleurs j'ai un brevet sur le format texte, tu viens de le violer espèce de hippy sans foi ni loi.
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mdr

de cirnafos , posté le 25 novembre 2008 à 15h14
Il n'a jamais été validé que l'opensource viole des brevets logiciels. A chaque attaque d'une entreprise le déclarant, l'entreprise n'a jamais pu démontrer la véracité des faits. Comme par exemple Microsoft qui indique que de nombreux brevets qu'ils ont déposé sont violer, mais quand il leur est demandé de préciser lesquels, Microsoft ne répond pas... Etrange non ?
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Trop fort

de zim2001 , posté le 25 novembre 2008 à 21h15
Mais oui... il est bien évident que l'éditeur dont on souhaite se séparer (quelle qu'en soit la raison : coût des licences, manque d'évolutivité du produit, voire justement le refus de rester plus longtemps captif de l'éditeur du fait que les données sont "prisonnières" du format propriétaire) va gentiment et gratuitement proposer un export en format "ouvert" dès qu'on lui en fera la demande.

On croit rêver devant tant de sottise. La captivité des données est précisément le seul atout qui reste à l'éditeur dans le rapport de force qui l'oppose à son client dans une telle situation.

Enfin, puisque vous vous targuez d'en savoir plus long que le reste du monde sur qui respecte ou non les brevets, je vous invite à lire ceci : [http://en.wikipedia.org/wiki/Eolas] (ça fera travailler votre anglais) qui donne une illustration brillante du respect des brevets par un des représentants les plus célèbres du monde propriétaire dont vous semblez un ardent et éclairé zélateur.
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Certaines personnes non plus!

de l'imbécile , posté le 25 novembre 2008 à 23h12
en voilà un titre saugrenu! "Le libre" (on pourrait au moins y mettre une majuscule dans ce cas "Le Libre"). Comme s'il s'agissait d'un truc homogène... Je veux bien qu'on parle de Microsoft, de Sun ou d'IBM. Mais "le libre"...

Et puis qu'est-ce que c'est que ces attaques hors sujet? Je connais des navigateurs encore moins respectueux des normes que FF (suivez mon regard).

Tout ça sent l'aigreur de quelqu'un qui s'est fait remonter les bretelles pour n'avoir pas considéré FF comme un navigateur à prendre en compte dans un projet relevant d'un organisme public. Mais je peux me tromper. Ca ne serait ni la première ni la dernière fois.

Allez Tristan! Courage. je sais bien que tu en as vu d'autres. Et vive Le Libre.
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coucou

de helloworld12 , posté le 26 novembre 2008 à 08h48
Premièrement il n'existe pas de brevet logiciel en France (voire en Europe mais je suis plus très sur). On a un droit d'auteur.

Deuxièmement la loi française autorise le contournement de protection par exemple quand elle est à des fins d'interopérabilité.
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"retro-engenering"

de Math_nm , posté le 02 décembre 2008 à 10h20
D'après ce que j'en ai vu, le format EndNote est un bête format ascii. Donc parler de retro-engenering est quand même un peu abusif (même si cela constitue la ligne de défense de l'éditeur). Si dire que sur la ligne commençant par "author=" on met le nom de l'auteur cela constitue un secret industriel couvert par des brevets, on n'aura plus besoin de philosopher sur le progrès technologique car il n'y en aura plus...
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en plus...

de fred.a , posté le 24 novembre 2008 à 19h03
quand on lit sa description donnée par 01net : "Il est également l'un des initiateurs d'Openweb.eu.org, un projet de documentation libre qui vise à promouvoir les standards du Web"

Il faudrait d'abord que son Entreprise les respect les standard du Web avant de donner des leçons aux autres ! lol
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???

de Seb_2412 , posté le 24 novembre 2008 à 20h21
Mais ils suivent les standards au plus prêt. Après y'en a qui font mieux mais firefox fait partie des boites volontaristes dans le dev des standards.
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ben voyons...

de l'imbécile , posté le 25 novembre 2008 à 23h22
s'il y bien une entité qui s'attache à les respecter (et à les promouvoir) les standards, c'est bien Mozilla. Contrairement à d'autres qui passent leur temps à les flinguer dans les coins ou à les laminer par des mesures anti-concurrentielles (merci Bill). Mais on n'est jamais à l'abris d'un bug. Si tu as écrit un jour plus de 10 lignes de code ça t'es forcement arrivé. La différence est phylosophique (rien que ça). Là où une société commerciale va t'expliquer comment te passer de correction pour un bug identifié, Moz va essayer de réparer. Mais bon. C'est sûr que ça nécessite quand même que quelqu'un remonte le bug et que les gens concernés soit au courant de son importance.

PS: décidement, il en fait des choses Tristan... ;-)
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The true

de Robert.W , posté le 24 novembre 2008 à 19h10
Thomson n'a pas contesté GMU pour des raisons de droit d'auteur, qui dans certains
juridictions sont en place pour permettre la création de l'interopérabilité. Thomson
affirme quand même que Zotero porte atteinte à la marque "EndNote" pour inciter les utilisateurs à utiliser Zotero pour convertir les fichiers de EndNote et ainsi casser ce format propriétaire.
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Défendre sont bout de gras

de fredmac , posté le 25 novembre 2008 à 13h44
bonjour,
Tristan, je ne crois pas qu'on fasse le bonheur des gens contre leur gré... si tu me suis ;-)

Peut-être que la plupart des gens qui répondent à ce billet, travaillent de près ou de loin dans l'industrie du logiciel "propriétaire"... et que ce faisant ils défendent plus leurs intérêts en tant que salarié qu'utilisateur. Ce qui en soit ne serait pas illégitime.

Concernant les questions sous-jacentes, je ne crois pas qu'il y ait de réponse toute faite.
N'oublions pas que la plupart des logciels "Mastodonte" du marché "capturent" leur clientèle respective, et que ce seul fait, fait partie du "business model". C'est donc un critère économique qui prévaut sur un critère d'utilisabitlité.

Probablement faudrait-il imposer un standard minimum sur tous les logiciels , de manière à assurer une récupération des données brutes ? Ce qui n'est pas sans problèmes.

A+
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Pas une raison

de Jarno , posté le 25 novembre 2008 à 23h15
(...) ils défendent plus leurs intérêts en tant que salarié qu'utilisateur. Ce qui en soit ne serait pas illégitime. (...)

C'est pas une raison. Je travaille dans une boite de logiciels propriétaires, c'est clair je tiens à mon job et à mon salaire. Oui, le logiciel propriétaire a droit à être défendu. Tout comme le libre est respectable.

Niveau logiciel, avoir le choix entre un bon logiciel propriétaire et un bon logiciel libre est toujours mieux qu'entre deux mauvais logiciels libre, non ?

Par contre, la problématique des données est très importante. L'utilisateur devrait toujours être pleinement propriétaire de ses données. ça peut passer par un format libre ou par un export de données vers un format documenté (libre ou non).

Il y a peu, une grande administration déplorait de ne plus pouvoir lire des fichiers créés sur Word 6. ça parait loin à l'échelle de l'informatique, mais pas tant que ça à l'échelle des administrations publiques.

Ca peut paraitre peu important. Pourtant, un généalogiste du 22ème siècle pourra-t'il lire les fichiers d'extraits de naissance du 20ème ?

La propriété des données est un enjeu majeur, plus important que le puéril combat logiciel proprio VS logiciel libre.
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