Actualités Emploi Start-up Avis d'expert Vidéos Indicateurs Distribution Telecharger Pro Livres blancs

Trois innovations bientôt dans vos baies

Les disques SSD promettent de meilleurs débits, bien que leur principe reste perfectible. D'autres technologies qui optimisent l'usage des disques (Maid et thin provisioning) sont aussi en attente de maturité.
envoyer
par mail
imprimer
l'article
partager sur Viadeo
partager sur Facebook
partager sur LinkedIn
partager sur Scoopeo
partager sur Technorati
partager sur Digg
partager sur Delicious
partager sur Google
partager sur Myspace
partager sur Yahoo!

Comme les ordinateurs portables, les baies de stockage subissent la déferlante des disques SSD (Solid State Disk). Composés de mémoire flash, sans moteur ni tête de lecture à déplacer, ces disques économisent l'énergie et accélèrent l'accès aux données, de 25 à 30 fois plus rapide que des disques durs classiques pour de petits fichiers. “ En revanche, les performances redeviennent identiques à celles d'un disque 15 000 t/min lorsqu'il s'agit de lire de gros fichiers ”, prévient Guy Chesnot, architecte stockage chez SGI. Selon lui, les disques SSD manquent de polyvalence. Leur faible capacité et leur prix astronomique (au moins dix fois celui d'un disque dur) les réserveraient au stockage d'index ou de journaux de notification. De son côté, Jean-Pierre Potès, expert technique Clariion chez EMC, met en avant leurs performances : “ Trente disques SSD délivrent dans nos baies autant d'entrées-sorties que 900 disques SAS. Pour de faibles volumétries, ces disques représentent une économie de 98 % ! ”

Des promesses d'améliorations pour le SSD

La technologie SSD devrait toutefois s'améliorer rapidement. Au même rythme que les processeurs, les SSD connaîtront un doublement de leur capacité ou une réduction de moitié de leur prix. Et toujours une meilleure efficacité énergétique. Pourtant, ces disques n'ont pas que des supporters. Pour Yacine Kheddache, de l'intégrateur Alyséo, connecter la mémoire flash au bus d'un disque revient à gâcher ses performances. Son entreprise préfère distribuer les modules FusionIO, qui fournissent 80 Go de stockage sur mémoire flash, sous forme de cartes d'extension PCIe. Les performances grimperaient à 600 Mo/s, contre 120 Mo/s pour un disque SSD, avec une latence de 50 microsecondes. Autre alternative, recourir à des unités telles que les Platinum HHD chez DTS : des disques Sata de 200 Go, dotés d'une mémoire cache de 1 Go en flash, suffisante pour atteindre les performances des disques SSD, selon Yacine Kheddache, tout en coûtant moins cher. Pour Jay Kidd, directeur marketing de Netapp, ajouter une nouvelle catégorie de stockage risque de créer, pour les administrateurs, des obligations de placement des données. A l'instar de SGI, Netapp préférerait utiliser la mémoire flash comme un cache.

La technologie du Maid (Massive Array of Idle Disks), qui consiste à arrêter ou ralentir les disques lorsqu'ils ne sont pas sollicités afin d'économiser l'énergie, suscite tout autant la polémique. HP n'en veut pas : “ Ce genre d'acrobatie use les disques prématurément ”, s'insurge Alain Clément, chef de produit stockage. De son côté, Jean-Pierre Potès, d'EMC, dément : “ Le Maid ne pose aucun problème dès lors qu'on le restreint aux disques Sata utilisés ponctuellement pour la sauvegarde ”. Selon lui, aucun dysfonctionnement n'a été observé sur les bibliothèques de bandes virtuelles qu'EMC propose avec cette technologie depuis trois ans. Quant à Guy Chesnot, de SGI, il doute de l'intérêt du Maid par rapport aux bandes, “ toutes aussi lentes à redémarrer ”. En fait, les constructeurs préfèrent attendre une solution mature pour ralentir et non éteindre les disques.

Attention à l'administration

Plus consensuel, le thin provisioning est une forme de virtualisation du stockage qui optimise l'utilisation des ressources. Généralement, un volume de stockage excède toujours, lors de sa création, l'espace nécessaire à l'application qui l'exploite. Avec le thin provisioning, mis en œuvre dans les baies, un boîtier externe ou sur les serveurs, on leurre les applications en leur allouant moins d'espace physique que d'espace logique, et en leur attribuant des blocs supplémentaires uniquement lorsqu'elles en ont besoin, blocs pris sur une réserve commune aux différents volumes. Cette technologie ne va pas forcément gagner à s'enrichir d'outils d'administration : “ Déployer une stratégie complexe autour du thin provisioning ne servira à rien, car on ne sera jamais capable de prévoir les quantités d'espaces réellement nécessaires ”, indique Guy Chesnot, de SGI. En leurrant l'application, le thin provisioning risque de tromper aussi l'administrateur, qui devra attentivement surveiller l'évolution de ses ressources physiques.

Une adoption mitigée des acteurs du stockage

agrandir la photo

Vis-à-vis de l'intégration de ces trois innovations technologiques dans leurs offres de baies de disques, les constructeurs divergent parfois. SGI et Netapp n'envisagent pas de recourir aux disques SSD autrement qu'en cache.

publicité
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
Dect résistera-t-il à la voix sur Wi-Fi ?
Renforcer les contrôles d'accès aux SI
Michèle Hyron (Atos Origin) : “ nous prévoyons 200 000 heures de tests pour parer à l'imprévu ”
“ Ces DSI frileux qui vont dans le mur ”
“ Oui à un antivirus gratuit intégré à Windows ”…
01Informatique
01 INFORMATIQUE
L'hebdo de référence des décideurs informatiques.
Micro Hebdo
MICRO HEBDO
L'hebdo qui vous simplifie la micro
et Internet.
L'Ordinateur Individuel
L'ORDINATEUR INDIVIDUEL
Le mensuel informatique qui vous informe et vous conseille.
Tous droits réservés © 1999 - 2009 Internext - 01net.