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En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Dans ce contexte de crise mondiale, la Silicon Valley n’est pas épargnée. En janvier, j’ai déjà survécu à une première vague de licenciements chez le géant d'Internet qui m'emploie, alors que certains de mes collègues ont dû plier bagages dans la journée. Les coupes sombres ne seront annoncées que dans quelques semaines, mais la tension est palpable : chacun essaie de se montrer sous son meilleur jour auprès de la hiérarchie, les équipes se disputent le moindre petit projet pour paraître indispensables et on spécule dans les couloirs sur ceux qui devraient partir.
En janvier, j’ai perdu mes collègues Mario, Katie, Ryan et Yuval. Ryan a connu une gloire éphémère en ligne car il avait “ twitté ” son départ en direct. Il est aujourd’hui à la tête de la start up Neighborsville Inc. Yuval a été embauché immédiatement par un ami au sein de Current TV, une entreprise de media indépendante, fondée par Al Gore. Mario et Katie, qui travaillaient précédemment dans la même équipe que lui, l’ont suivi.
Cette fois, le contexte est différent : ce n’est pas une entreprise qui licencie, mais des dizaines :Sun Microsystems vient d’annoncer le licenciement de 6 000 de ses employés, eBay va en perdre 1 000, Nvidis 360, Applied Materials 1 800.
Et le 14 novembre dernier, ces licenciements massifs ont pris un tour bien plus dramatique encore : un employé d’une start up de Santa Clara qui venait d’apprendre son licenciement a abattu le PDG de son entreprise, un vice-président et la chargée des ressources humaines.
















