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Dans l'open source, on n'est jamais mieux servi que par soi-même

Choisir le logiciel libre nécessite d'acquérir des techniques, d'organiser de la veille et de développer la culture de l’open source.
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Une bonne gestion des compétences est un point clé pour les entreprises qui adoptent des solutions open source. “ Internaliser les compétences permet de vraiment profiter de la liberté offerte par le logiciel libre. L'entreprise peut alors personnaliser ses solutions pour créer de la valeur dans ses métiers ”, explique Frédéric Lau, directeur de mission au Cigref et auteur d'un rapport intitulé “ L'Open Source dans les grandes entreprises ”.

Les profils les plus recherchés sont ceux d'administrateurs maîtrisant les serveurs Linux, les bases de données (MySQL, PostgresSql, etc.) et des profils de développeurs Web travaillant en PHP. “ Aujourd'hui, la plupart des informaticiens ont des compétences open source mais on considère que seulement 20 000 personnes travaillent à temps plein dans l'open source. On en attend 70 000 en 2010 ”, indique Cyril Pierre de Geyer. Selon lui, les compétences open source ne se monnayent ni plus cher ni moins cher que les compétences liées à des technologies propriétaires.

Un tiers des développeurs open source sont des autodidactes

En revanche, la difficulté pour les entreprises qui recrutent est d'évaluer le niveau des candidats qui se présentent, car les formations et les certifications sont encore rares. “ Les grands éditeurs de logiciels propriétaires comme Oracle, Microsoft ou SAP ont mis en place des certifications professionnelles. Dans le monde libre, les principaux éditeurs (Red Hat, MySQL, Sun, etc.) ou des organismes comme le Linux Professional Institute proposent des validations reconnues, mais il y a encore beaucoup de technologies non couvertes ”, explique Cyril Pierre de Geyer.

Dans l'open source plus que dans les autres secteurs, les entreprises ont souvent face à elles des autodidactes. “ Environ un tiers des développeurs open source sont des diplômés Bac ou Bac + 2 qui se sont formés eux-mêmes ”, explique Cyril Pierre de Geyer. Pour lui, cette proportion élevée d'autodidactes s'explique par la mise à disposition sur Internet, par la communauté open source, de quantité de ressources permettant de se former gratuitement aux logiciels libres.

Le problème est qu'il n'existe pas pour l'instant de système de validation des acquis qui permettraient à ces autodidactes de faire valoir leurs compétences. “ Il faudrait des Certifications de qualification professionnelle (CQP) open source comparables à celles que l'on trouve pour les technologies Microsoft ou Oracle ”, estime Cyril Pierre de Geyer.

La communauté est un vivier de talents

Les entreprises doivent donc composer avec des profils d'informaticiens plus jeunes et moins rodés à la culture de l'entreprise. “ L'idéal est de pouvoir regarder le parcours et les formations mais aussi les réalisations du candidat ”, explique Cyril Pierre de Geyer. Selon lui, les communautés open source sont souvent des viviers de talent dans lesquels on peut trouver des profils intéressants.

Un autre moyen d'acquérir des compétences est de reconvertir des informaticiens déjà présents dans l'entreprise. Beaucoup d'organismes proposent des formations permettant de revaloriser les équipes internes. “ C'est plus facile pour les informaticiens qui ont les fondamentaux de l'informatique et doivent juste apprendre de nouvelles syntaxes. En revanche, les personnes qui ont juste un savoir procédural, lié à des produits très assistés, sont difficiles à reconvertir ”, explique Cyril Pierre de Geyer.

Au-delà des compétences techniques, l'entreprise doit aussi veiller à acquérir la culture de l'open source. “ Il faut absolument établir des relations avec la communauté, ce qui nécessite des informaticiens ayant le sens du dialogue ”, explique Frédéric Lau. Les entreprises qui adoptent l'open source sur le long terme l'ont bien compris. “ Certaines allouent jusqu'à 30 % du temps de leurs chefs de projets à la veille, contre 5 % pour un chef de projet qui travaille sur les technologies d'un éditeur important comme Microsoft. On peut raisonnablement estimer qu'il faut allouer au minium 10 à 15 % du temps de travail d'un informaticien open source à la veille ”, explique Frédéric Lau.

débat
1 avis d'internaute
Dans l'open source, on n'est jamais mieux servi que par soi-même
réaction
par berlioz77
le 05/12/2008 12:52:02
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débat
1 réaction
 
réaction
posté le 05/12/08 à 12:52 par berlioz77
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