désinformation
par Dr Nalorphine, le 04/01/2009 00:30:37
Pour info, ma réponse à la Sécu concernant la mise sur le net des tarifs médicaux:
Monsieur,
J'ai lu attentivement votre lettre du 08/12/2008 concernant "la mission d'information des Caisses d'Assurance Maladie auprès de leurs assurés assurés en matière d'offre de soins".
Toit d'abord un point de sémantique: l'offre de soins est faite par les médecins, c'est à dire par ceux qui sont qualifiés pour exercer la médecine. Les Caisses d'Assurance Maladie, comme leur nom l'indique ne sont que des assurances dont la principale mission est d'abord le remboursement des soins au meilleur niveau possible.
Concernant cette mission d'information, je considère donc qu'elle devrait aussi permettre une réelle transparence de l'utilisation des cotisations des assurés, ce qui n'est pas le cas.
Je prends un exemple:
Quand vous écrivez :
Anesthésie pour coloscopie:
"les tarifs de ce médecin varient de 49,85 € à 122€ .
pour information, L'Assurance Maladie rembourse actuellement cette anesthésie sur une base variant de 49,85€ à 52,60€ "
l'assuré va en déduire tout naturellement que le médecin est un médecin "cher" parce que son tarif est parfois plus du double du tarif conventionnel.
Or il s'agit la d'une parfaite désinformation car vous dissimulez aux assurés que votre tarif de remboursement n'a même pas augmenté de 10% au cours des 25 dernières années !
Autrement dit, si, comme le voulait l'esprit conventionnel, le remboursement avait suivi l'indice moyen du coût de la vie, il serait pour les actes techniques d'anesthésie 3 fois ce qu'il est aujourd'hui et le secteur 2 n'existerait pas. Voilà ce que l'assuré social devrait être en droit de savoir, car il s'agit bien de l'utilisation de ses cotisations !
Je demande donc que figurent également, pour tout acte technique le montant en euros de son remboursement si ce remboursement avait suivi le même taux de revalorisation que les salaires des agents et des cadres de la sécurité sociale (qui proviennent à 100% des cotisations des assurés) depuis 30 ans.
En cas de non observation de ce simple principe de transparence, force est de considérer vos informations comme très partiales et portant préjudice à mon intégrité.
Je m'oppose donc à ce qu'elles soient diffusées dans leur forme actuelle.
