Informaticiens, en ces temps de crise, pensez aux PME
En ce début 2009, la période des vœux a comme un goût bizarre. Comment croire à toutes ces promesses de bonne santé, de réussite, de bonne reprise…
01net.
le 06/01/2009 à 17h30
En ce début 2009, la période des vœux a comme un goût bizarre. Comment croire à toutes ces promesses de bonne santé, de réussite, de bonne reprise (sic !)… dans un contexte où les effets de la crise sur l’emploi vont réellement commencer à se faire sentir ?
Beaucoup d’entreprises démarrent leur année fiscale au Nouvel an. Concrètement, elles vont revoir et corriger leurs budgets en fonction des événements récents. Et là, les plans sociaux annoncés, les réductions d’embauches, le non-renouvellement de certains postes, et l’arrêt de projets d’avenir (ne rapportant rien encore aujourd’hui) vont devenir une réalité concrète pour les salariés.
Vous allez me dire : “ Oui, mais nous on est dans la high-tech, vous savez le secteur en pénurie de recrutement ! ”. Sauf que les arbres ne grimpent pas au ciel et que tout a une limite ! Alors qu'est-ce qui se prépare dans ce secteur ? En tant que recruteur, je vois déjà nettement deux types de réactions. Du côté des grands comptes (banques, industries, etc.) et par conséquent des grosses SSII, pas d’états d’âme : on coupe ! Restriction des budgets, licenciements sur des projets ou des sites non rentables à court terme, arrêt des recrutements brutaux…
Les PME, elles, sont beaucoup plus prudentes globalement. Elles analysent plus finement les opportunités et les risques générés par la crise. Bon nombre d’entre elles, resteront avec des taux de croissance élevés (au-delà de 10 % pour un secteur comme le Web), et continueront à recruter. Dans ce contexte, les start-up et les PME sont finalement plus protectrices de leurs ressources humaines. Elles risquent toutefois, à court terme, d'accorder de plus en plus d'importance à l'adéquation entre le profil et le poste d'un candidat et son efficacité. En clair, les recruteurs vont chercher des profils plus expérimentés et ciblés, au détriment des jeunes diplômés et des profils atypiques. Ils vont privilégier l'embauche par relation ou cooptation (plus rassurante) et travailler leur réseau. Autant de pistes qui doivent éclairer les candidats dans leurs recherches. Je leur conseille vivement de se tourner vers les PME et d'utiliser sérieusement les réseaux sociaux professionnels !
Jacques Froissant
Jacques Froissant est un expert reconnu du “ recrutement 2.0 ”. Il est le fondateur, en 2000, d'Altaïde, société de conseil en recrutement et gestion des RH dédiée à l’environnement des start-up et à Internet en général.
Blogueur sur altaide.typepad.com, il est aussi cofondateur de Moovement.fr, moteur de recherche d’offres d’emploi.