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L'hébergement sur serveur virtuel, le choix de la simplicité

La plupart des hébergeurs proposent d'externaliser les serveurs applicatifs avec un niveau de services élevé, grâce à la virtualisation. Rédiger un contrat répondant au plus juste aux besoins des entreprises reste le point faible de la prestation.
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La façon la plus simple d'accéder au cloud computing reste de faire héberger ses serveurs. Plutôt que d'acheter, installer, câbler, refroidir et maintenir des machines physiques, on loue l'accès à des serveurs virtuels auprès d'un hébergeur. Les tarifs démarrent aux alentours de 350 euros hors taxes par mois, pour l'équivalent virtuel d'une configuration biprocesseur avec 4 Go de mémoire vive et 20 Go d'espace de stockage. Ces machines sont fournies avec le système d'exploitation si le client prouve qu'il en détient la licence. A défaut, certains hébergeurs facturent 100 euros de plus par mois pour une licence de Windows et SQL Server.

L'importance du PRA

Ici, pas besoin de réécrire ses applications pour une plate-forme cloud ; elles fonctionnent comme si elles étaient sur des serveurs conventionnels. Revers de la médaille, leurs performances se limitent à celles de la machine virtuelle dans laquelle elles s'exécutent. Les fonctions conventionnelles de gestion, de suivi clientèle, de comptabilité, de messagerie, de gestion documentaire, voire de facturation ne devraient pas en pâtir. En cas d'augmentation des utilisateurs, on résout le problème d'un clic, en louant suffisamment de serveurs virtuels supplémentaires pour répondre aux requêtes.

Quel est l'intérêt de l'hébergement sur serveurs virtuels par rapport à la possession de machines ? On le trouve dans le niveau de services proposé. En pratique, chaque client retire plusieurs bénéfices de la virtualisation appliquée à une batterie de machines telle qu'en possèdent les hébergeurs. L'engagement de haute disponibilité d'abord : la redondance des serveurs se résumant à la copie d'une image système sur des ressources disponibles, tout le monde la propose. Christian Marty, PDG d'ICT, SSII spécialisée entre autres dans l'hébergement de serveurs et la virtualisation, l'affirme : “ En deux ans, nos clients n'ont eu à souffrir d'aucune rupture d'activité. Pourtant, les ordinateurs ne tombent pas moins souvent en panne qu'auparavant. ” Les activités de haut vol deviennent plus souples, de la mise en place en quelques minutes d'un PRA (plan de reprise d'activité) au déploiement de plates-formes de tests sur lesquelles on duplique les bases de données en production.

Une remise en cause des licences

L'hébergement de serveurs n'est cependant pas exempt d'inconvénients. Notamment, les politiques de licence des éditeurs couvrent rarement le fonctionnement d'une application sur des machines virtuelles. Une réticence d'abord économique pour Christian Marty : “ Les éditeurs préfèrent vendre une bonne fois pour toutes leur logiciel associé à un serveur, plutôt que d'en facturer un bout chaque mois avec l'abonnement d'un hébergeur. D'autant qu'ils courent le risque de ne pas être payés si la couche de virtualisation ou la bande passante défaillent. ”

Pour Edwin Willems, directeur marketing de l'éditeur BDNA, le point faible de l'hébergement des serveurs réside justement dans la rédaction des contrats de prestation : “ Les clients ne savent généralement pas quel module SAP tourne sur lequel de leurs serveurs et donc évaluent mal leurs besoins sur serveurs hébergés. Lorsqu'en production on constate une inadéquation des ressources aux besoins, on court le risque de ne pas respecter ses licences et de ne pas payer la bonne maintenance. ”

2009, une année charnière

Selon Geoffroy de Lavenne, directeur des opérations chez l'hébergeur Integra, la demande de serveurs hébergés, stable depuis 2002, pourrait évoluer en 2009. Pour certains, la volonté des entreprises de réduire leur masse salariale et celle d'externaliser leurs obligations écologiques conduiront massivement au choix de l'hébergement. Geoffroy de Lavenne craint de voir des petites et moyennes entreprises déposer le bilan et Jérôme Chavoix, directeur commercial de l'hébergeur Prosodie, observe que les groupes du CAC 40 ont tendance à réintégrer leurs serveurs pour rentabiliser leur personnel. “ Quant aux normes écologiques, l'hébergeur a l'obligation de produire des mesures pour prouver à ses clients qu'il les respecte. Mais les outils pour le faire n'existant pas, chaque hébergeur doit écrire les siens ”, conclut-il.

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Pourquoi avez-vous externalisé vos serveurs ?

“ Je l'ai fait pour me débarrasser des contraintes matérielles. Je voulais me concentrer sur mon métier. Je n'ai désormais plus qu'une personne qui supervise la maintenance, au lieu des quatre qui étaient auparavant occupées à résoudre les montées en charge et les mises à jour. Cela dit, nous restons maîtres de notre infrastructure via un canal VPN, afin de régler l'amorçage de notre activité. ”

A-t-il été difficile de migrer vers cette solution ?

“ Non. J'ai l'impression d'avoir eu le choix en matière d'hébergeurs, l'offre me paraissait mature. La migration a pris quinze jours et le contrat de qualité de service n'a pas été très difficile à faire, dès lors qu'on se fixe comme objectif d'atteindre une qualité de service donnée, non pas immédiatement, mais en deux ans. ”

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