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La quatrième SSII indienne s'effondre dans une atmosphère de scandale

Satyam a basculé dans l'inconnu ce matin après la démission de son patron fondateur, qui a avoué des fraudes comptables considérables.

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Ramalinga Raju a donc démissionné de la présidence de Satyam, le quatrième exportateur indien de services informatiques. Dans une lettre adressée aux autorités boursières ce matin, il explique que les comptes de son groupe sont faux depuis plusieurs années. Une proportion considérable du cash apparaissant dans les comptes est en fait ' inexistante '. Et la marge opérationnelle de 24 % du chiffre d'affaires annoncée pour le troisième trimestre 2008 serait en réalité de... 3 % ! Le chiffre d'affaires lui-même, annoncé comme s'élevant à 414 millions d'euros, s'établissait en fait, selon les aveux du président, à 323 millions seulement.
Complètement inattendues, ces révélations font suite à plusieurs semaines très agitées pour le groupe. Le mois dernier, Satyam avait annoncé, à la stupéfaction générale, un projet de diversification massive dans le BTP impliquant le rachat d'entreprises de la famille du fondateur. L'initiative avait été interprétée par les actionnaires et les analystes comme une tentative de faire racheter à bon compte par la société cotée Satyam les entreprises privées de la famille Raju. L'opération avait immédiatement suscité un effondrement du cours de Bourse, amenant le groupe à renoncer quelques heures plus tard à son projet.

Satyam, fleuron de l'informatique indienne

Depuis, les choses sont allées de mal en pis pour le groupe, considéré comme un fleuron de l'informatique indienne, à côté de Tata Consulting Services, d'Infosys et de Wipro. Fin décembre, la Banque mondiale a mis le groupe à l'index de ses fournisseurs, faisant état de pratiques anormales, et plusieurs des administrateurs de Satyam ont préféré démissionner.
Affirmant être prêt à répondre de ses actes devant la justice, le patron de Satyam a suggéré que la banque d'affaires américaine Merrill Lynch soit chargée de trouver une ' possibilité de fusion ' pour le groupe. De fait, l'avenir de ce dernier est aujourd'hui totalement incertain. Sa véritable situation financière est inconnue, et la confiance de ses clients ?" de grands groupes internationaux comme General Electric ou Nestlé, qui lui confient la réalisation de logiciels ou des opérations de back-office ?" ne peut que s'évaporer.
Dès lors, toutes les hypothèses sont envisageables, du rachat à bon compte par un concurrent jusqu'à l'effondrement pur et simple si personne n'ose s'engager dans une situation aussi incontrôlable. Une incertitude qui avait fait perdre à l'action jusqu'à 70 % de sa valeur en début d'après-midi, ce mercredi.

Un discrédit qui pourrait affecter tout le secteur

Pour les chefs d'entreprise de la high-tech indienne, la crainte est aujourd'hui de voir l'affaire jeter le discrédit sur l'ensemble du secteur. L'un des dirigeants d'Infosys, concurrent direct de Satyam, s'est efforcé de présenter le scandale comme une ' aberration ' sans lien avec le reste de l'industrie, tout en reconnaissant que les clients seront certainement beaucoup plus difficiles à convaincre à l'avenir.
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Avis sur «La quatrième SSII indienne s'effondre dans une atmosphère de scandale»

 

Chouette la délocalisation

de bipdan2 , posté le 08 janvier 2009 à 08h09
Pour avoir commencé a mettre de la sous traitance en place en Inde, je sais a quel point il est difficile d'obtenir un travail rigoureux (mais pas impossible).

Maintenant donc que les clients des pays "développé" deviennent plus prudent n'est pas une mauvaise chose. Nous avons de tres bonnes entreprises en france, meme si évidemment les cout ne sont pas les memes. L'externalisation a tout va vers l'inde ou le Maghreb a bel et bien un revers sur la qualité (chacun a eu l'occcasion d'avoir en ligne une assistance ou il est simplement difficile de parler la meme langue, ou constaté d'énorme probleme de traduction ici ou la dans des logiciels francisés ailleurs qu'en France).

Bref cette nouvelle est a mon sens rassurante pour nos entreprises françaises, plus chers mais tellement mieux maitrisés.
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rocco santoro

de navré , posté le 15 janvier 2009 à 10h15
Le monde c'est reduit as des miserable situations, dont seulement les riches peuvent continuer a faire ce que veulent, helas les etats ne reagissent pas. A mon avis prendre tout leurs bien ainsi celle deleurs familles, condamnner a 20 de travaux forcée, et les bannir de la siceté des hommes.
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capitalisme effrene

de lemoselan57 , posté le 15 janvier 2009 à 11h24
Les riches de ce globe, ont mis les pauvres dans la misère, en se mettant eux même dans l'incertitude, car ils n'arrivent plus a contrôler la situation, maintenant c'est aux miséreux de remettre sur pied, et redonner confiance a ces riches de façon qu'ils puissent continuer a nous extorquer, et continuer leur basses besognes.
Super la mondialisation.
Super le capitalisme.
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