Les utilisateurs de SAP se battent contre les nouveaux tarifs de la maintenance
Le club des utilisateurs francophones USF a chargé des avocats d'évaluer leurs marges de man?"uvre face aux nouveaux tarifs imposés.
01net.
le 13/01/09 à 11h15
Les utilisateurs de SAP francophones ruent à nouveau dans les brancards. Face à l'augmentation forcée de leur contrat de maintenance, ils cherchent maintenant des moyens juridiques pour contrecarrer l'application des nouveaux tarifs.
Petit rappel des faits. Depuis janvier 2009, l'éditeur a supprimé la maintenance au taux de 17 % (Standard Support), pour obliger tous ses clients à
migrer vers une maintenance plus élaborée au taux de 22 % (Enterprise Support).
Le problème, c'est que cette disposition, a priori globale et non-négociable, a déjà ses zones franches. Début décembre, les utilisateurs allemands et autrichiens ont réussi à négocier un délai supplémentaire d'un
an. Outre-Rhin, les clients SAP peuvent garder leur maintenance à 17 % jusqu'en 2010, même s'ils avaient déjà signé le nouveau contrat de maintenance. Evidemment, ils peuvent aussi choisir la maintenance à 22 %.
Le club des utilisateurs germanophones DSAG s'est dit ' très satisfait.
SAP n'a pas oublié son marché domestique. La décision de laisser le choix entre les maintenances et de différer
l'application des nouvelles conditions tarifaires permet de rétablir la confiance entre SAP et les clients ', a expliqué le président du DSAG.
Donner les moyens de se défendre
Face à cette injustice, les clients français ont la moutarde qui leur monte au nez. Sur son site Web, le club des utilisateurs francophones USF explique avoir missionné un cabinet d'avocats spécialisé pour
' décrypter les aspects juridiques du changement contractuel induit par la nouvelle politique de tarif de maintenance '. Objectif : fournir aux adhérents un ensemble de conseils permettant
' d'éviter à l'avenir ce genre de déconvenues '. Ces ' conseils ' permettront peut-être à certains clients de renégocier leur contrat, et pourquoi pas, s'il le faut, devant un
tribunal.
Pour autant, les utilisateurs français ne pourront pas prendre exemple sur leurs homologues allemands ou autrichiens. Si ces derniers ont réussi à faire plier le géant du progiciel de gestion, c'est parce que le contexte juridique dans
ces deux pays leur était plus favorable. Leurs contrats étaient différents et un changement majeur des tarifs ne pouvait pas être imposé aussi facilement.
Il ne reste plus qu'à attendre le résultat du travail des avocats de l'USF.