Le .tel a-t-il séduit les entreprises du CAC 40 ?
Dernière extension lancée avant la libéralisation promise par l'Icann en 2010, le .tel a-t-il convaincu les plus grandes sociétés françaises ?
01net.
le 22/01/09 à 15h20
Dernière extension lancée avant la libéralisation promise par l'Icann en 2010, le .tel a-t-il convaincu les plus grandes sociétés françaises ? J'ai mené l'enquête auprès du CAC 40 français pour
savoir qui avait succombé aux charmes de
cette extension originale.
Depuis le 3 décembre 2008 et jusqu'au 2 février 2009, les titulaires de marques du monde entier ont la possibilité
d'enregistrer en priorité leurs .tel pour une durée minimale de 3 ans. Parmi les sociétaires du CAC 40,
j'ai interrogé la base de données du registre (1) pour savoir qui avait fait quoi chez qui... Simplement, les noms de domaine correspondant au nom de la société à l'identique (ex : total.tel) ou sa combinaison pour les noms
composés (gdfsuez.tel et gdf-suez.tel) ont été testés.
Premier constat, seuls dix-sept membres du CAC 40 ont déposé une demande prioritaire pour leur .tel ! Simple oubli (attention, il ne reste plus que dix jours) ? Désintérêt total ou défiance envers l'industrie du
nommage Internet qui invente tous les quatre matins de nouvelles extensions ? Toujours est-il que les absents sont nombreux. Axa, BNP Paribas, Dexia, EADS, LVMH, Peugeot, Schneider Electric, Vallourec... n'ont pas déboursé les
quelques centaines d'euros nécessaires pour protéger leurs noms de société dans ce nouveau TLD.
Pour les autres (il y en a tout de même !), leurs demandes ont soit été acceptées (68 %) ou sont en attente de la réponse de l'agent de validation. 32 % des dossiers soumis sont ainsi en
stand-by. C'est le cas pour Accor, Alstom, EDF, Lagardère ou Renault.
Quel prestataire domine le marché des .tel français ? Quatre registrars français se partagent 60 % des demandes de .tel soumises : bien-sûr, il y a nous, le MailClub, mais aussi l'angevin
Nameshield, le parisien Indom et le lillois NordNet.
Les chiffres globaux du .tel (10 000 demandes effectuées au niveau mondial lors de la première journée d'ouverture) confirment les résultats de mon enquête franco-française. Le .tel n'a pas encore convaincu les
entreprises. Son avenir se jouera donc à l'ouverture de la période de Landrush ?" où les noms de domaines seront commercialisés à un prix plus élevé ?" prévue le 3 février, puis le 24 mars 2009 lors de son ouverture à
tous.
(1) Enquête réalisée le vendredi 16 janvier 2009
Jean-François Poussard
Au sein du bureau d'enregistrement
MailClub, Jean-François Poussard conseille les gestionnaires de noms de domaine des plus grandes sociétés françaises dans leur stratégie mondiale de nommage.
Spécialiste du marché des noms de domaine, il maîtrise l'ensemble des enjeux transversaux : le marketing, la communication, le juridique, le technique et l'administratif. Depuis 2004, il est aussi le rédacteur en chef de
MailClub.info, site d'information de référence sur les noms de domaine.