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Benoit Laurent et Emilie Agniel ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Devant la frilosité des investisseurs qui ne se précipitent pas pour financer Media No Mad, leur start-up spécialisée dans le tourisme sur Internet, ils viennent de lancer l’opération BuzzMoney pour lever 90 000 euros auprès des internautes.
“ L’idée est venue d’un projet personnel. En novembre, nous avons financé un voyage à San Francisco pour assister au concert YouTube Live en vendant sur Internet des emplacements publicitaires sur nos vêtements, raconte Benoit Laurent, cofondateur de Media No Mad. Grâce à une grosse couverture sur les blogs, nous avons récolté 2 000 euros en 48 heures. ”
Pourquoi ne pas mettre la technique au service de leur jeune société ? “ Après avoir validé le concept juridiquement et fiscalement, nous avons officiellement lancé BuzzMoney le 5 janvier. Deux jours plus tard, nous avions reçu 600 e-mails d’internautes nous demandant de la documentation, s’enthousiasme le jeune dirigeant marseillais. Nous cherchons 80 associés et proposons différents packages de parts à 300 euros. Parmi ceux qui se sont déjà engagés, il y a plusieurs bloggeurs influents en France, dont Romain Casolari de Chauffeur de Buzz. En plus de fonds, il a promis de nous amener sa compétence en référencement. ” Mais d’autres investisseurs potentiels sont des anonymes comme cet étudiant qui préfère investir 300 euros dans Media No Mad que dans un nouveau téléphone.
En amont de son lancement, la société toulonnaise Emob, qui conçoit des produits pour former le grand public à l’informatique, a lancé un blog traitant à la fois du marché de la formation à distance et de la création de l’entreprise au quotidien. Résultat, elle avait déjà constitué une base de prospects avant même d’ouvrir ses portes.
“ L’important pour les entrepreneurs est de gagner du temps et de ne pas se disperser, estime Céline Lafranchi-Signol, chef de projet au sein de Paris Innovation Bourse, un incubateur de la capitale. Ils utilisent évidemment les réseaux sociaux professionnels comme LinkedIn pour trouver des prospects. Ils peuvent aussi s’en servir pour discuter entre entrepreneurs ou pour trouver des experts dans un domaine. ”
Cette accompagnatrice de start-up a remarqué que le Web participatif permet aussi aux entreprises de tester leurs produits.“ Nous avons des entreprises qui ont créé de petites applications Facebook, notamment dans le cas d’une technologie de zoom sur photos, pour pouvoir tester rapidement leur concept. Une autre a réalisé une application sur l’iPhone pour améliorer son service de covoiturage. ”
Dernière utilisation que signale Céline Lafranchi-Signol, celle des outils de travail collaboratif emblématiques du Web 2.0. “ Le partage de documents, avec Google Docs par exemple, est très utile aux équipes qui sont parfois dispersées. ”
















