La chasse aux CV truqués est ouverte en Inde
Face à la crise, les employeurs indiens de la high-tech ont déjà adopté nombre de mesures. La dernière : ils traquent les CV enjolivés de leurs salariés, licenciement immédiat à la clé...
Planète IT
En direct de New Delhi, de Pékin et de San Francisco, nos chroniqueurs livrent chaque semaine leur regard amusé, admiratif ou critique sur la high-tech saveur locale.
Mais où cela s'arrêtera-t-il ? Confrontés à la dégradation de l'environnement économique, les employeurs indiens de la high-tech ont déjà adopté toutes sortes de mesures très désagréables : abandon des promotions
et des augmentations,
relèvement du temps de travail, report des embauches prévues et autres mesures vexatoires. Mais voilà qu'ils lancent une nouvelle croisade : ils traquent
les CV enjolivés de leurs salariés, licenciement immédiat à la clé... Les services du personnel s'emploient joyeusement à cette tâche et font même parfois appel à des agences extérieures qui se chargent de vérifier les renseignements fournis
par les employés.
Le travail ne porte pas seulement sur les nouvelles recrues, mais remonte aussi plusieurs années en arrière. ' Le message est très clair : tolérance zéro dans l'environnement actuel. Cela fait partie
des mesures adoptées par les entreprises pour nettoyer le système ', affirme le patron des ressources humaines d'Infosys, cité dans la presse indienne. Le problème, c'est qu'il semble bien que la quête de
CV bidonnés soit plutôt fructueuse... La société de taille moyenne MindTree viendrait ainsi de demander à 70 salariés de s'en aller immédiatement, Tata Consulting Services aurait licencié une vingtaine de salariés de son bureau de
Calcutta, etc.
Que de nombreux candidats aient souhaité ' améliorer ' leur CV ces dernières années pour accéder à l'Eldorado d'un travail dans la high-tech n'est pas très étonnant ?" ni très
difficile. Il existe, paraît-il, des douzaines d'institutions de formation bidons dans le pays, susceptibles de fournir de faux certificats d'études dans les domaines informatiques. Dans le climat d'euphorie qui prévalait il y a
encore peu de temps, les SSII, désespérément en manque de salariés, n'étaient pas très regardantes. Seulement voilà, le laxisme est bien terminé. Et des dizaines de salariés licenciés ne vont plus avoir d'autre ressource que
d'aller reprendre leurs études...

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de
Pour la France
, posté le 26 janvier 2009 à 13h29
Message modéré. Merci de rester courtois.
Censure
de
Ed_dum
, posté le 28 janvier 2009 à 09h12
La modération consiste à atténuer certaine partie d'un propos, la censure à le supprimer. Dont acte, message censuré (et non modéré...).
nécessaire ajustement
de
vanakam
, posté le 27 janvier 2009 à 18h23
C’est de plus en plus évident que le problème de l’Inde est d’avoir voulu croire que l’on pouvait multiplier les informaticiens comme les petits pains. Des gens brillants et il y en a, ont réussi aux Etats-Unis, sont revenus en Inde et ont embarqué leurs concitoyens dans cet eldorado. C’est devenu un véritable filon à débouchés lucratifs accessible qui plus est à toutes les classes de la population pourvu qu’on leur permette un minimum d’études. C’était mésestimer que la ressource IT qui demande des prédispositions particulières, par forcément du génie d’ailleurs, était comme toute ressource naturelle sujette à la raréfication et ne devait pas être sur-exploitée. C’est un peu comme si le Barhein voyant ses réserves de pétrole s’éteindre avait décidé d’en produire avec de l’eau de mer en continuant à remplir de vrais barils. Reste que ce pays est un véritable vivier de compétences, les trouver est un exercice difficile.
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