Le marché des télécoms marque le pas
Estimé à 1 360 milliards de dollars, le marché mondial des services télécoms devrait croître de 4,2 % en 2008 et de 3,8 % en 2009. Toujours en hausse, les services mobiles pèsent 54 % du marché.
01net.
le 27/01/09 à 14h47
Une étude publiée lundi 26 janvier 2009 par l'Idate, l'institut d'étude sur les télécommunications, rapporte que le marché mondial des services télécoms devrait, selon leurs estimations, s'être élevé à
1 360 milliards de dollars en 2008 contre 1 310 milliards un an plus tôt, soit 4,2 % de hausse et atteindre les 1 420 milliards en 2009. Néanmoins, le marché progresse moins vite qu'en 2005, 2006 et 2007 ;
années pendant lesquelles le taux moyen de croissance était de 6 %.
Un ralentissement que l'Idate attribue non seulement au recul de la téléphonie fixe, à l'arrivée à maturité des marchés mobiles dans les pays riches mais aussi aux premiers effets de la dégradation du climat économique et financier
mondial. L'étude souligne le poids grandissant de la téléphonie mobile dans l'ensemble du marché ?" elle passe de 47 % en 2005 à 54 % en 2008 ?" tout en notant le recul de plus en plus accentué de la téléphonie fixe qui
ne pèse plus que 27 % l'année passée, soit 11 points perdus en trois ans. Si le parc mobile mondial a encore augmenté, il est compensé en valeur par une diminition régulière du revenu moyen par utilisateur (Arpu) qui atteint
17,5 dollars par mois.
Les services de données et l'Internet mobile marquent pour leur part une progression quasi-constante (+9,5 % en 2007, +8,4 % attendus en 2008, +8,1 % prévus en 2009) et devraient s'élever à 256,13 milliards de
dollars en 2008.
Didier Pouillot, chef de projet de ce rapport, note que les pays industrialisés dominent certes largement le marché mais avec une croissance qui se tasse sensiblement. Dans l'Union européenne, ces services télécoms n'ont progressé sur
un an que de 0,8 % en 2008 contre 1,9 % en 2007. Le ralentissement est encore plus sensible en Amérique du nord où la croissance tombe à 1,4 % en 2008 contre 4 % l'année précédente.