démagogie
par kubilai khan, le 30/01/2009 16:49:09
je viens d'envoyer à mme Morin-Desailly le message suivant:
Chère madame,
Le site 01.net rapporte votre propos suivant au sujet du principe d'imposer la taxe de redevance de l'audio-visuel aux abonnés internet: « Cela relève d'un principe de neutralité technologique. Comment justifier qu'une personne qui regarde la télé sur son poste de télévision paie la redevance alors que son voisin qui la regarde sur son écran d'ordinateur ne la paie pas ? ».
Vous invoquez élegamment un soit-disant "principe de neutralité technologique" dont nous tenons, en notre qualité de citoyen de la république française et contribuable, à vous indiquer le caractère fallacieux
Ecoeuré comme tant d'autres d'autres par ce genre de sophismes, je tiens à vous faire remarquer, en réponse à votre question, que ce qui justifie, en effet, qu'une "personne qui regarde la télé sur son poste de télévision paie la redevance alors que son voisin qui la regarde sur son écran d'ordinateur ne la paie pas", est que ce dernier s'acquitte mensuellement d'un abonnement, incluant l'accès à la télévision (qui plus est, de télévisions étrangères ou privées qui ne relèvent pas de l'audio-visuel public, fondement de la dite "redevance") d'au minimum 30 euros, ce qui fait annuellement 360 euros. Ce n'est donc pas une supposée "neutralité technologique", mais la simple justice qui conduit à reconnaître simplement que l'abonné internet, du fait de que le montant de son abonnement est le triple de la redevance de l'audio-visuel, et comprend les services publics que cette dernière prétend financer, n'a pas à s' acquitter de celle-ci. De fait, ce serait bien faire payer 2 fois l'abonné internet que de le taxer de la redevance de l'audio-visuel, comme vous, et vos semblables, vous préparez à le faire.
Or, vous vous gardez bien de rappeler ce fait.
Quant au fait que le principe de la redevance soit inscrit dans le code des impôts, ce n'est pas un argument non plus, car la loi doit s'adapter à l'évolution des techniques. Cette règlementation obsolète date d'un temps où l'internet n'existait pas. Le législateur a le devoir d'actualiser la loi, au lieu de s'en servir comme prétexte pour cautionner une injustice.
Sincères salutations
un abonné internet à 30 euros par mois (qui, en plus, ne regarde même pas la télévision...)
