











“ L'argument de l'open source fait mouche auprès des DSI contraints de se serrer la ceinture. Jusqu'à un certain point. ”
Olivier Roberget, rédacteur en chef adjoint à 01 Informatique
Et si l'année 2009 était celle des éditeurs de logiciels d'outils décisionnels open source ? Ils ne l'ont pas forcément claironné, mais ils ont de sérieux atouts en main. Déjà, ils évoluent sur un segment de marché moins affecté que d'autres par la crise. Quand Gartner a interrogé, fin 2008, plus de 1 500 DSI à travers le monde sur leurs priorités technologiques pour 2009, la business intelligence est arrivée en tête de liste, devant les applications d'entreprise, les serveurs et les technologies de stockage. La sécurité, les architectures orientées services et la GED se retrouvant en queue de liste. On peut toujours douter de la pertinence du cabinet américain au niveau local, mais pour le coup elle semble se vérifier. Ainsi, Micropole-Univers, un des plus gros intégrateurs français dans le décisionnel, table, dixit son président, “ sur une année plus compliquée que 2008, mais pas forcément plus difficile ”. Comprenez, la SSII a de beaux projets en perspective, mais elle manque cependant de visibilité. Second atout des éditeurs décisionnels open source, leur modèle économique qui permet de délivrer des produits à des prix très compétitifs. En période de crise, l'argument fait mouche auprès des DSI contraintes de se serrer la ceinture. Certains chantres du libre – extérieurs au monde décisionnel – n'ont pas hésité à claironner : “ Vive la crise, une aubaine pour le libre ”. C'est pour le moins osé, voire dangereux. Le même type d'argument avait été employé aux début de l'éclatement de la bulle internet par les spécialistes de l'e-business. Les difficultés économiques devaient amener les entreprises à être plus exigeantes avec leurs fournisseurs informatiques et donc à opérer un tri impitoyable. Et naturellement, les meilleurs s'en sortiraient. Au début ils ont eu raison, mais finalement la sélection s'est faite sur d'autres critères. Tous ont souffert et seuls les plus robustes ont encaissé, parmi lesquels peu de petits spécialistes.
o.roberget@01informatique.fr
