Nec veut supprimer 387 postes en France
Le géant japonais Nec a fait savoir, il y a quelques jours, qu'il pourrait stopper la fabrication de PC en Europe. Coup dur pour la filiale française qui devrait perdre près de 387 emplois.
01net.
le 09/02/09 à 16h33
Vendredi 6 février 2009, des salariés de Nec Computers France se sont réunis devant l'usine d'Angers (49) : ils n'ont pas digéré la nouvelle annoncée la veille par la direction qui prévoit de supprimer près de
387 emplois, dont 334 sur ce site de production.
L'usine ?" qui fabrique en moyenne 2 000 PC (portables et de bureau) et 100 serveurs par jour ?" devrait cesser définitivement son activité d'ici à la mi-2010. A terme, seule la cellule technique
(28 salariés), affectée à un travail d'expertise autour des serveurs, devrait subsister. Dans une interview réalisée pour
' Ouest France ', le 6 février 2009, Gaetano La Rosa, directeur exécutif au
sein de Nec Computers, a précisé que l'entreprise voulait
' conforter ses efforts sur les serveurs informatiques et (...) trouver un positionnement différent '.
Au moins 20 000 suppressions de postes dans le monde
En réalité, la filiale française (près de 510 collaborateurs) fait les frais d'une politique de restructuration plus globale, dévoilée par la firme japonaise à la fin du mois de janvier dernier. Nec, qui anticipe une perte nette
annuelle de 3,2 milliards de dollars (source AFP), cherche en effet à se retirer des activités non performantes et à supprimer pas moins de 20 000 postes dans le monde. Le spécialiste nippon de l'informatique et
des télécommunications ?" qui prend de plein fouet la concurrence de Dell et de Hewlett-Packard sur le segment des PC ?" a ainsi choisi de stopper la fabrication de PC en Europe.
De son côté, selon l'AFP, le constructeur informatique Packard-Bell, propriété du groupe taïwanais Acer, avait annoncé à la mi-janvier la suppression de 100 emplois supplémentaires dans son usine d'Angers, dans le cadre d'un plan
social portant sur 143 des quelque 300 emplois angevins.