











“ Des plans de relance “ bas débit ” pour l'opposition comme pour la majorité présidentielle ”
Xavier Biseul, grand reporter à 01 Informatique
Il est temps de rétablir certaines vérités. Non, Barack Obama n'a pas copié le web participatif de Ségolène Royal lors de sa campagne électorale. Avec l'un des fondateurs de Facebook dans son équipe, il n'avait pas besoin de chercher des “ désirs d'avenir ” auprès de la présidente de Poitou-Charentes. De la même manière, le plan de relance concocté par le nouveau président des Etats-Unis n'a que peu de choses à voir avec le contre-plan du PS dévoilé la même semaine par Martine Aubry. Une bonne partie des 825 milliards de dollars prévus par Obama profiteront directement au secteur IT, qu'il s'agisse du dossier médical, des écoles high-tech, du développement du haut débit, du doublement des crédits pour la recherche ou de l'accélération de la mise en ligne des grandes administrations. Que propose-t-on du côté de la rue de Solférino ? Pas une seule mesure en faveur des TIC alors que les PME innovantes vertes ont droit dans à une bonification de 50 % du crédit impôt recherche. Zéro pointé aussi pour le plan de 26 milliards d'euros défendu par Nicolas Sarkozy. Pas un mot sur les nouvelles technologies. L'Association des services internet communautaires (Asic) a bon jeu d'évoquer un plan à “ bas débit ”. En France, on préfère mettre l'argent public dans les autoroutes bitumées que dans celles de l'information. L'économie numérique est la grande absente de la relance (comme Nicolas Sarkozy) lors de la présentation de France Numérique 2012. La priorité d'octobre n'est plus celle de janvier. L'initiateur de ce plan, Eric Besson, est d'ailleurs parti sous d'autres ors de la République, laissant Nathalie Kosciusko-Morizet se débrouiller avec un vaste catalogue de 154 mesures… sans budget. Peut-être aurait-il fallu que Syntec Informatique tire la sonnette d'alarme comme a su le faire l'industrie automobile pour que notre profession soit aidée ? Annoncer une croissance intenable de 2 à 4 % au premier semestre n'est pas de nature à alarmer les services de l'Etat. Dommage, car le volontarisme politique fait bouger les lignes. Les grands chantiers initiés par Paris ou Bruxelles comme la libéralisation des télécoms ou l'e-administration ont durablement dynamisé notre profession. Heureusement, il nous reste Chorus et Copernic et leurs somptueux dérapages
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