











Le président de la République Nicolas Sarkozy s'est prononcé pour un blocage de l'accès aux sites Internet pédophiles qui seraient recensés auparavant sur une “ liste noire ”.
Dans un discours prononcé devant des associations familiales, le chef de l'Etat a indiqué que la vigilance parentale était la meilleure des garanties pour la protection des mineurs dans ce domaine, mais que l'Etat pouvait également y contribuer.
Selon l'Elysée, il reviendra aux ministères concernés (Intérieur, Famille et Economie numérique) d'arrêter cette “ liste noire ” de sites qui devront être bloqués par les fournisseurs d'accès à Internet, comme c'est déjà le cas dans des pays comme le Royaume-Uni et la Finlande.
Cette volonté de constituer une liste noire n'est pas nouvelle. L'idée d'un blocage des sites pédopornographiques devrait même être inscrit dans la nouvelle loi sur la sécurité intérieure, dite “ Lopsi 2 ”, qui attend toujours son passage en Conseil des ministres.
Les pouvoirs publics ont déjà rencontré les FAI. C'est la police judiciaire qui dressera et tiendra à jour une liste de sites pédopornographiques. Celle-ci leur sera ensuite soumise et ils procéderont alors au blocage.
En novembre dernier, le Forum des droits sur l'Internet (FDI) publiait une nouvelle recommandation pour le vote d'une loi qui organiserait le blocage de l'accès à ces sites, en abordant la question complexe du filtrage.
















