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Les limites des licences libres dans le cloud computing

Le cloud computing fait de grandes promesses, mais il introduit également de nouveaux dangers.

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Richard Stallman, fondateur du mouvement du logiciel libre, déclarait récemment dans les colonnes du Guardian : Le "cloud computing" est un piège. Il est vrai que le cloud computing fait de grandes promesses, mais il introduit également de nouveaux dangers. Le premier tient au contrôle des données, qui se trouvent maintenant chez les fournisseurs. Le second, plus spécifique au logiciel libre, est celui que je compte exposer aujourd'hui.
Pour commencer, rappelons qu'une grande partie de la dynamique du logiciel libre vient du fait qu'on doit le plus souvent distribuer le code source en même temps que le logiciel. C'est du moins ce qu'exige la licence GNU GPL, qui est la plus répandue et qui a été justement corédigée par le même Richard Stallman. Là où le bât blesse, c'est que, avec le cloud computing, les fournisseurs ne distribuent plus les logiciels : ils les hébergent. Du coup, le code ne circule plus, ce qui veut dire que les améliorations apportées au logiciel ne sont plus partagées.
Vu comme cela, le cloud computing est bien un piège. Mais la communauté du libre a des ressources pour s'attaquer à ce problème. Tout d'abord grâce à une variante de la licence GPL destinée aux logiciels serveurs, l'Affero GPL V3. Celle-ci est très proche de la GNU GPL mais prévoit que, en cas de modification du code, l'hébergeur du service doit publier ses modifications. La limite de la démarche, c'est que les logiciels libres sont sous licence GPL V2 ou V3, mais pas Affero GPL V3. Passer sous cette dernière licence est souvent très coûteux en temps, car il faut obtenir l'accord de tous les contributeurs, qui peuvent se compter par centaines voire par milliers. On comprend bien que cette méthode est plutôt destinée aux nouveaux projets.
Par ailleurs, un document, le ' Franklin Street Statement ', a été publié pour encadrer ces pratiques. Il recommande bien sûr l'utilisation de la licence Affero GPL V3 quand c'est possible, mais il précise aussi que les utilisateurs doivent se méfier des services en ligne et préférer l'utilisation de serveurs dont ils ont le contrôle... justement pour éviter de perdre la main sur les données.
Et vous, chers lecteurs, qu'imaginez-vous comme solution pour concilier la protection des données et la flexibilité du cloud computing ? Une extension du navigateur qui garde une copie locale ? L'obligation pour les services de proposer une exportation des données dans un format ouvert ? Ou bien le confort du cloud computing vaut-t-il que l'on néglige la sécurité des données ?

Tristan Nitot

Tristan Nitot est une personnalité emblématique du monde de l'open source. Il est le fondateur et actuel président de Mozilla Europe, connu pour son navigateur Web, Firefox. Il est également l'un des initiateurs du projet de documentation libre Openweb.eu.org, qui vise à promouvoir les standards du Web et son accessibilité en vue de le rendre utilisable par tous.

Tristan Nitot, qui a mené une partie de sa carrière chez Netscape, anime également un blog depuis 2002 sur Standblog.org.

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8 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Les limites des licences libres dans le cloud computing»

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Arf !

de camomille le soir , posté le 16 février 2009 à 19h39
Message modéré: Nous vous rappelons que tout abus amènera la suppression immédiate du message.
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Un vrai problème

de loicf , posté le 16 février 2009 à 21h20
Bonjour,

C'est un vrai problème, en effet on utilise de plus en plus des services internet, mais nos données sont partout accessible mais il est rare que l'on possède une copie local.
De plus on ne sait jamais trop comment nos données sont sauvegardés et même si elles le sont ! De même que le niveau de sécurité.

Je pense que la question mérite d'être posée, j'espère que des chefs d'entreprises ou des employés utilisant des service de "Cloud computing" pourra participer à cette discutions. Les avantages que leur entreprise peut connaitre et les mauvaises aventures peut être aussi.
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Alternative

de Traroth2 , posté le 17 février 2009 à 11h01
Il n'est pas forcément nécessaire d'avoir l'accord de tous les contributeurs pour passer du code GPL en AGPL. Il est aussi possible de réécrire les parties de code qui ont été écrites par des gens qu'on ne retrouve pas ou qui ne sont pas d'accord. Pour des portions limitées de code, ça peut être une solution.
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et si nous obtons pour le cloud@home

de fa_netk , posté le 17 février 2009 à 22h20
Effectivement confier ses données à ??? peut etre risqué, voir meme incompatible avec la/les legislation(s). La solution conciste simplement à faire du cloud à la maison... beneficier de tous les avantages en gardant la maitrise complete de ses données... et pourquoi pas mettre ensuite tout ou partie de son infra chez un hébergeur en qui nous pouvons avoir confiance.
En france une société propose un service managé complet, sans vendre de logiciels, sans vendre de matériel, ils garantissent le bon fonctionnement de la bureautique (poste de travail). Dans ce cas oui ça a du sens, tous les avantages, sans les inconvenients...
En ce qui concerne les licences, c'est un autre débat et qui n'est pas specifique au cloud computing. L'important est d'avoir des couts maitrisés, des formats de fichiers ouverts et publics et surtout un service rendu et garanti.
Si en + cette approche permet d'utiliser jusqu'à sa fin de vie electronique les materiels que nous avons déjà (coté postes), là je dis banco dotriver :-)
fa
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Quel intérêt ?

de Traroth2 , posté le 10 mars 2009 à 12h20
Faire du cloud computing à la maison ? Mais quel intérêt ? L'avantage du cloud computing par rapport à un hébergement normal, c'est que l'hébergeur prend en charge les problématiques de montée en charge, que ça soit l'espace-disque, la puissance de calcul ou la bande-passante. Faire la même chose à la maison, ça signifie gérer soi-même ces questions, et donc ne pas faire de cloud computing.
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