![]() |
Emploi
|
![]() |
Start-up
|
![]() |
Evénements 01 | ![]() |
Avis d'expert | ![]() |
Vidéos | ![]() |
Indicateurs
|
![]() |
Distribution
|
![]() |
Telecharger Pro
|
![]() |
Livres blancs | |||||||||||||||||||||












Les labos de recherche et développement de la fondation Mozilla, qui édite notamment le navigateur Firefox, ont rendu publique vendredi 13 février 2009 la version préliminaire d’un éditeur de code en ligne gratuit très prometteur. Baptisé Bespin du nom d’une planète de La Guerre des étoiles sur laquelle se trouve la Cité des nuages (en clin d’œil au concept de Cloud Computing), l’outil est accessible sur un site dédié (exclusivement en anglais pour l’instant).
Après avoir créé un compte personnel accessible grâce à un identifiant associé à un mot de passe, les développeurs peuvent immédiatement éditer le code source de leurs applications Web dans leur navigateur Internet.
Attention, pour l’instant, seuls Firefox 3 et la dernière version du navigateur Webkit (Nightly Webkit r41018) sont compatibles car Bespin s’appuie sur la version 5 de HTML. “ Un des défis de l’équipe qui a mis au point Bespin était de pouvoir éditer dans un navigateur des gros fichiers comptant plusieurs milliers de lignes. Ils y sont parvenus en utilisant la balise Canvas qui est spécifique au HTML 5 ”, explique Tristan Nitot, président de l'association Mozilla Europe.
Une fois connecté, chaque utilisateur possède un tableau de bord personnel (un dashboard) voué à rassembler l’intégralité des projets auxquels il participera. Bespin gère l’édition de fichiers HTML, de scripts Javascript et de feuilles de style CSS. Il intègre des fonctions qui permettent de mieux visualiser le code comme la numérotation des lignes, l’indentation automatique ou la coloration syntaxique (pour distinguer les balises HTML, les instructions Javascript, les données, etc.). Un bouton View in Browser permet de tester instantanément dans un nouvel onglet le comportement du site ou de l’application Web en cours de développement.
Pour l’instant, les projets des internautes sont hébergés et testés sur les serveurs de la fondation Mozilla mais rien n’empêche de déployer Bespin sur les serveurs internes d’une entreprise. “ Notre ambition est de proposer l’éditeur de code du XXIe siècle. Il y a une logique à proposer un outil en ligne car cela évite d’avoir un outil séparé pour le développement et les tests. Qui plus est, nous allons ajouter des outils de travail collaboratifs en temps réel qui permettront à plusieurs développeurs d’éditer simultanément le même code source ”, explique Tristan Nitot.
Pour l’instant, le cahier des charges de Bespin n’est pas arrêté et Mozilla précise bien qu’il ne s’agit pas encore d’une version bêta. Les fonctions de travail collaboratif ne sont pas disponibles et la première mouture souffre de limitations sérieuses par rapport aux nombreux outils existants. La principale est certainement l’absence de vérificateur syntaxique, un outil très utile pour détecter des erreurs de frappe (coquilles, balises HTML non fermées, etc.). Il n’est pas non plus possible de coller le code d’une fonction existante depuis le presse-papier du système d’exploitation (il faut passer par la fonction d’importation proposée pour la création d’un nouveau projet).
Tout aussi gênant, les caractères non ASCII (comme les caractères accentués) ne sont pas gérés. Enfin qualité pour les uns mais défaut pour les autres, la mise en œuvre de Bespin repose largement sur l’utilisation d’une ligne de commande qui permet, par exemple, d’exporter un projet en le compressant dans une archive (il faut par exemple taper project 01NET zip). Puissant, ce mode d’expression ne convient pas à toutes les catégories d’utilisateur et l’ajout de menus graphiques dédiés aux fonctions les plus courantes (“ Archiver un projet ” par exemple) sera le bienvenu.
“ C’est vraiment une version préliminaire qui ne demande qu’à être enrichie. Nous l’avons rendue publique conformément à l’approche “Release early, release often” [lancer tôt et mettre à jour régulièrement, NDLR] ”, insiste Tristan Nitot. La fondation attend désormais les retours de la communauté Internet pour préciser son calendrier de développement sachant que le projet Bespin a été publié avec la licence MPL (Mozilla Public Licence) qui est très proche de la licence LGPL (Less GPL) et autorise la cohabitation avec les logiciels propriétaires.
















