Ubuntu s'accroche au cloud computing
Disponible en octobre prochain, Ubuntu 9.10 permettra aux entreprises de créer des nuages informatiques, soit par le biais d'Amazon Web Services soit de manière indépendante.
01net.
le 25/02/09 à 17h40
Ubuntu s'intéresse de plus en plus aux entreprises. En octobre prochain, la
version 9.10 de cette distribution Linux comprendra différentes applications destinées aux professionnels.
Le 20 février, Mark Shuttleworth, patron de Canonical, la société commerciale liée à la communauté Ubuntu, a en effet précisé sur la mailing-list officielle que la version serveur de cette distribution Linux pourra s'intégrer à la
plate-forme Elastic Compute Cloud (EC2) d'Amazon Web Services, qui permet aux entreprises de déployer des applications sous forme de ' nuage informatique '.
' Nous sommes actuellement en version bêta pour l'utilisation de l'AMI* sur Amazon EC2. Au cours de ce cycle appelé Karmic Koala, nous voulons qu'il soit facile de déployer des applications dans un nuage, soit
avec des applications prêtes à être exécutées soit en s'appuyant sur une image machine ', explique Mark Shuttleworth dans un
message. Une version
bêta de cette fonction est déjà disponible et permet aux développeurs de voir les inconvénients et les avantages de cette intégration.
Pour ceux qui ne veulent pas être trop dépendants des services d'Amazon, Canonical a décidé d'ajouter une autre solution de cloud computing, open source. Il s'agit d'Eucalyptus, un projet développé par des
chercheurs de l'université de Californie à Santa Barbara. Compatible avec l'interface de commande d'Amazon EC2, cette solution permet à une entreprise de créer son propre nuage informatique.
D'autres fonctions professionnelles sont en préparation
Eucalyptus est assez simple à utiliser, mais il ne s'agit pas de la seule solution. Les développeurs peuvent se tourner vers au moins trois autres outils open source tout aussi performants : Joyent/Reasonably Smart, où les
applications sont développées en HTML pour l'interface et en Javascript pour la partie serveur ; Globus Nimbus, qui permet de transformer un
cluster de serveurs en nuage ;
OpenNebula 1.2, qui prend en charge les plates-formes de virtualisation Xen et KVM ainsi qu'EC2 d'Amazon.
Pour des spécialistes, l'annonce de Canonical répond à une tendance. ' Les API permettant de s'interfacer avec des offres comme celle d'Amazon ou de Google se développent rapidement, et la plupart des
distributions sont aptes à faire du cloud computing. De toute façon, ce concept est assez vague. Prenez des serveurs Debian chez Gandi Hébergement, et vous avez une infrastructure de cloud computing ',
indique Raphaël Hertzog, fondateur de Freexian, une société de services informatiques spécialisée dans Debian.
Toujours à propos de la version serveur d'Ubuntu, Mark Shuttleworth a aussi indiqué, mais sans plus de précisions, que des technologies d'économie d'énergie seront développées. Il faudra attendre le prochain Ubuntu
Developer Summit, qui se tiendra à Barcelone du 25 au 29 mai prochain, pour découvrir en détail Ubuntu Server.
D'ici là, Canonical aura mis en avant un nouvel argument pour convaincre les entreprises. La société a en effet décidé de mettre à jour ses outils serveur. Cette évolution interviendra dès le lancement d'Ubuntu 9.04 (nom de
code ' Jaunty Jackalope ') fin avril. Canonical proposera donc une nouvelle version de
Landscape. Cette solution en ligne permet de déployer et d'administrer cette distribution Linux sur un grand nombre de serveurs.
* Amazon Machine Image.