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D'abord utilisées dans le cadre universitaire, puis par des acteurs d'Internet, les systèmes de gestion de bases de données (SGBD) open source ont réussi à prendre place au cœur du système d'information des entreprises. Elles ont prouvé leur fiabilité et leur capacité à tenir la charge et font preuve d'un niveau de maturité et d'une couverture fonctionnelle satisfaisants.
Désormais, elles sont également utilisées au sein d'applications critiques ou métiers, y compris chez les grands comptes. Les directeurs informatiques ne font plus de différence hiérarchique entre bases propriétaires et bases open source. Ils font leur choix en fonction des besoins de leur projet. Du coup, les offres support et de formation commencent à s'étoffer.
Parmi les solutions existantes sur le marché, les bases MySQL et PostgreSQL ont connu un développement particulièrement rapide. Certains éditeurs propriétaires comme Ingres ou Firebird ont profité de cette dynamique pour se positionner comme solution open source. D'une manière générale, grâce à leur faible coût d'acquisition et à leur grande accessibilité, les bases de données open source ont permis de démocratiser ce type de logiciel d'infrastructure, notamment auprès des PME.
Toutefois, dans certains domaines, les bases de données propriétaires ont encore une longueur d'avance, comme la réplication, la haute disponibilité, le partitionnement des données et la sauvegarde. Il est à noter que la migration d'une base propriétaire vers une solution open source ne doit pas être prise à la légère, car chaque solution a ses spécificités (langage procédural, performances, fonctionnalités, etc.). Il faut impérativement prévoir des phases d'études et de prototypages.
Il est fréquent de vouloir exploiter une base de données au sein d'une application, mais sans l'alourdir d'un SGBD complet. On peut alors utiliser une base de données embarquée. Ces bases se présentent sous la forme d'une bibliothèque logicielle, que l'on ajoute à l'application. L'encombrement mémoire est faible, et l'administration réduite au minimum. Il n'y a pas de serveur supplémentaire à installer et à maintenir. Entièrement gérées par les programmeurs, elles permettent une adéquation parfaite avec l'application. En revanche, elles ont certaines limitations par rapport aux bases présentées dans ce comparatif. Ainsi, souvent, une seule application (et un seul utilisateur) peut accéder à la base à un instant donné.
Parmi les bases relationnelles, Firebird et MySQL proposent des versions embarquées. On peut également citer SQLite et Derby, qui disposent d'un large sous-ensemble du langage SQL et qui sont idéales pour une application monoposte souhaitant stocker des données de manière structurée. SQLite est, en particulier, intégré dans le navigateur Firefox. On peut également citer HsqlDB et Berkeley DB, la dernière étant éditée par Oracle sous une double licence. Il existe également des bases embarquées orientées objet comme db4o, qui offre une couche de persistance objet pour les langages Java et .NET.
















