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Lors de sa dernière conférence utilisateur, Microstrategy a dévoilé la nouvelle version de sa plate-forme décisionnelle. Un logiciel positionné tant sur les fortes volumétries que sur les projets départementaux.
Microstrategy cherche son second souffle. Ses ventes de licences sont en baisse pour la seconde année consécutive et l'éditeur est confronté à un marché en pleine consolidation. Tous ses principaux concurrents, hormis SAS, ont été repris. “ La réduction du nombre de fournisseurs par les grands comptes est à la fois un écueil et une opportunité, affirme Richard Frajnd, le nouveau directeur général de Microstrategy France. Les grands éditeurs ont un gros pouvoir de lobbying, mais je suis persuadé que la crise rend intelligent. Il vaut mieux être un grand client pour Microstrategy qu'un petit client d'un géant du logiciel. ”
Techniquement, l'éditeur avance sa maîtrise de la technologie Rolap pour placer sa plate-forme comme solution de consolidation. “ Le marché est en train de démontrer que notre approche novatrice, qui a pu ralentir notre croissance il y a quelques années, est aujourd'hui pertinente ”, vante le directeur général. L'approche Rolap ne fait toutefois pas l'unanimité chez les spécialistes et la transition entre un positionnement haut de gamme fondé sur la performance et un discours plus fédérateur sur la consolidation s'avère périlleuse.
Microstrategy se pose en alternative aux géants du logiciel et cultive une approche différente dans la plus pure tradition du best of breed contre le tout-intégré : “ A la différence d'Oracle, qui a racheté pas moins de 28 sociétés ces dernières années, nous n'avons pas de problématique d'intégration de produits. Nous disposons d'une plate-forme homogène et nous n'avons aucune velléité à faire autre chose que de la développer ”, assène Richard Frajnd. Microstrategy ne suivra donc pas les grands éditeurs sur le terrain de l'ETL, de la gestion de performance, de la supervision de processus métier. Il préfère s'appuyer sur des contrats OEM avec Informatica, Netezza, Sybase, Teradata pour étendre les capacités de sa plate-forme.
Si Microstrategy maintient le cap sur la technique, il infléchit son positionnement ouvertement grand compte pour lorgner désormais sur les applications décisionnelles départementales, voire sur celles des groupes de travail. La version 9 de la plate-forme se veut plus facile à prendre en main par l'expert métier. Le succès de Qliktech semble avoir eu l'effet d'un électrochoc pour l'éditeur. “ Notre réponse est d'offrir des outils pour être plus réactifs, plus intelligents et plus vifs mais certainement pas pour créer des applications jetables, prévient toutefois Richard Frajnd. La version 9 de notre plate-forme va dans le sens du self-service pour les utilisateurs métier, mais le complète d'éléments pour assurer la fusion et la consolidation des données et rapports créés par l'utilisateur au sein du référentiel central. ”
Suite aux mariages entre BO et SAP, Cognos et IBM ou encore Hyperion et Oracle, Microstrategy est largement remonté au classement, mais se fait distancer par le trio de tête.
“ Microstrategy dispose d'atouts techniques indéniables ”
“ Notamment vis-à-vis de l'utilisateur final, avec la fonction de recherche drill anywhere. L'administration de la plate-forme est aisée et agréable, même si sa mise en œuvre réclame une vraie expertise en décisionnel. Plus que pour toute autre plate-forme, le modèle de données doit être carré, sinon les incohérences ressortent immédiatement. C'est un handicap en début de cycle, mais beaucoup de projets pèchent à cause d'une conception initiale mal menée. ”
“ Un éditeur qui est reconnu pour traiter de gros volumes ”
“ C'est la raison pour laquelle il est traditionnellement bien positionné dans la grande distribution, qui veut analyser ses tickets de caisse. Toutefois, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait s'attaquer à de petits projets départementaux. Au contraire, leur offre complète parfaitement celles de restitution des grands éditeurs. ”
















