Cinq acteurs high-tech veulent favoriser l'embauche des femmes
Ces entreprises viennent de signer un code de bonne conduite pour inciter les femmes à travailler dans les nouvelles technologies.
01net.
le 06/03/09 à 10h35
A l'approche du 8 mars 2009, la Journée internationale des femmes, Alcatel-Lucent, Orange, Microsoft, Motorola et Imec ont signé, mardi dernier à Bruxelles, une
charte de bonne conduite pour trouver les moyens d'attirer davantage de femmes vers les métiers de l'informatique.
Une première étape pour essayer de remédier au problème de pénurie qui menace, selon la Commission européenne, le secteur IT. Aujourd'hui seul un informaticien sur cinq est une femme et, d'ici à 2010, l'Union européenne pourrait
manquer d'environ 300 000 ingénieurs qualifiés (4 300 en France).
Plusieurs pistes ont été évoquées pour amener ces ' cyber-cendrillons ' (le surnom donné par Bruxelles) aux métiers des télécoms et de l'informatique. Parmi lesquelles des mesures assez classiques pour les
aider à concilier travail et vie de famille comme les horaires flexibles, le télétravail ou, plus originales, la création de clubs informatiques ' destinés aux jeunes filles ' en milieu scolaire, l'aide apportée aux jeunes
femmes en congé parental pour se tenir au courant des évolutions technologiques, etc.
Des objectifs chiffrés
D'autres pistes plus polémiques ont été avancées. Sans employer le terme de quotas, le code parle ' d'objectifs pour l'embauche et la promotion des femmes ' dans le secteur. Le groupe
Orange, par exemple, laisse ouvert le processus de recrutement tant qu'une femme ne s'est pas portée candidate...
La commissaire chargée des hautes technologies, Viviane Reding, a de son côté déclaré qu'il faudrait par exemple ' doubler d'ici à 2015 ' la part des femmes dans les conseils de direction
des 116 plus grandes entreprises, aujourd'hui de 7 %. Elle a aussi appelé les autres entreprises du secteur à signer le code de bonne conduite d'ici à la fin de l'année.
D'ores et déjà, dans certains
forums, l'initiative suscite de vives réactions de la part d'internautes qui jugent ces
mesures
' sexistes ' et
' ridicules '. Le débat est ouvert.