











En novembre 2007, la Haute Autorité de santé (HAS) adoptait un système de certification destiné aux sites Internet spécialisés dans la santé et l'information médicale. Les députés ont décidé de compléter le dispositif lors du débat en cours sur le projet de loi de réforme de l'hôpital.
Un amendement, voté jeudi 5 mars 2009, demande aux sites bénéficiant de la certification d'afficher des liens hypertextes pointant vers les sites publics de santé, comme celui de l'Assurance maladie ou de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Une manière de crédibiliser un peu plus ces sites. Et de creuser le distinguo avec les sites qui ne sont pas certifiés.
Cet amendement, présenté par la députée socialiste Catherine Lemorton, est intégré au chapitre “ Prévention et santé publique ” du projet de loi et arrive avant l'article 22, consacré à l'éducation thérapeutique.
“ Environ un patient sur cinq consulte Internet pour rechercher de l’information médicale ou de l’information de santé, a argumenté la députée en séance. Parmi les sites les plus connus, on peut citer doctissimo.fr, qui n’est pas certifié et n’a pas de liens avec le monde institutionnel ; e-sante.fr, qui est certifié mais n’a pas non plus de liens avec le monde institutionnel ; tasante.com, très visité par les jeunes. ”
C'est la HAS qui sera chargée de veiller à la bonne application de cette mesure. Il reste que si Doctissimo n'est pas certifié (il ne remplit pas certains des critères nécessaires), il ne lui sera pas demandé d'afficher ces liens, même s'il s'agit d'un des sites les plus connus et visités.
















