Les jeunes diplômés en informatique dans la galère du premier emploi
Avec la crise, certains candidats informaticiens fraîchement débarqués de leur école peinent à trouver un poste. Le rapport de force recruteur-candidat à changé.
01net.
le 09/03/09 à 17h55
Il est loin le temps où les SSII rivalisaient d'imagination pour attirer de nouvelles recrues ?"
du tournoi de Poker au raid en
Corse, le temps où
une promotion entière était embauchée avant même d'obtenir son diplôme ! Et s'il est vrai que l'informatique s'en
sort mieux que d'autres secteurs, confrontés à une crise aigüe, comme celui de l'automobile, le secteur n'en est pas moins touché et le chômage des informaticiens est lui aussi sur la mauvaise pente.
Selon la Dares, il aurait enregistré une hausse de 4,7% en janvier 2009, par rapport à l'année précédente, avec 21 821
demandeurs d'emplois recensés (dans la catégorie 1).
Dans ce contexte, si tous les jeunes diplômés n'ont pas cherché à se faire remarquer ?" comme
Yannick Miel qui s'est mis ' en vente ' sur Internet ?" bon nombre d'entre eux galèrent
quotidiennement pour décrocher un job.
' En période de crise, les employeurs, et les SSII notamment, cherchent souvent à embaucher des profils confirmés (mais pas des seniors non plus...), avec des salaires de débutants ou
presque. De ce fait, les recrutements de jeunes diplômés sont à la baisse ', explique Regis Granarolo, président du
Munci. Et le rapport de forces entre les recruteurs et les candidats s'est inversé. Comme en témoigne Emilie.
Cette analyste-programmeuse débutante, qui habite en province, a postulé à 84 offres et n'a reçu aucune réponse, même négative. ' Les postes en informatique pour les jeunes diplômés sont essentiellement basés
à Paris, explique-t-elle. En province, les entreprises veulent la crème de la crème, des personnes qui ont de l'expérience et qui sont immédiatement opérationnelles, sans temps
d'adaptation. '
Certains profils s'en sortent mieux que d'autres
Résultat des courses : cette jeune diplômée a finalement décidé de rechercher du travail à Paris. ' Je passe actuellement des entretiens dans des SSII qui attendent d'avoir des missions nous correspondant avant de
nous embaucher. C'est déprimant... '
Selon leur profil, leur niveau de formation et leurs spécialités, des candidats sont mieux lotis que d'autres. C'est le cas des ingénieurs et des titulaires d'un master en informatique (bac +5) qui ont toujours la cote auprès des
recruteurs.
Heureusement, dans certains domaines, les candidats rencontrent moins de difficultés : dans les études et le développement (java, J2EE, .Net, Php), les ERP, le décisionnel (BO, Hypérion, Cognos, Sas, Informatica, outils
open-source), l'administration de bases de données (Oracle, Mysql, Sqlserver, Sybase), les systèmes et réseaux (Unix/Linux) et certaines technologies de Microsoft comme Sharepoint.