L'e-commerce français insensible à la crise
Selon une étude du cabinet Forrester, le marché de la vente en ligne en France devrait croître de 14 % en 2009, pour atteindre 16,9 milliards d'euros.
01net.
le 10/03/2009 à 17h00
Malgré la crise, les paniers virtuels vont continuer à se remplir, et de plus en plus. C'est le constat de la dernière étude du cabinet d'analyses Forrester Research, menée auprès de 4 332 personnes en France. En voici les principales conclusions sur la situation de l'e-commerce dans l'Hexagone et sur son évolution dans les prochaines années.
• Un secteur en très forte croissance, qui représentera 30 millions d'acheteurs en ligne et 28 milliards d'euros de ventes en 2014. Selon Forrester, dès la fin 2009, 22 millions de Français achèteront en ligne. Leurs dépenses devraient ainsi atteindre 16,9 milliards d'euros en 2009, contre 14,8 milliards en 2008, ce qui représente une croissance de 14 %. En 2014, le chiffre d'affaires devrait même monter à 27,9 milliards d'euros. A cette date, le panier annuel moyen devrait être de 932 euros. Les voyages, les vêtements et les équipements numériques seraient alors les biens et services les plus vendus, selon Forrester.
• Un adulte sur trois achète désormais sur Internet. En 2008, selon Forrester, 35 % des Français adultes ont acheté un produit en ligne. Ce qui représente 19 millions de consommateurs, soit plus de trois fois plus qu'en 2000. Ce chiffre place la France en troisième position au niveau européen, derrière le Royaume-Uni et la Suède. Contrairement aux autres pays d'Europe, la majorité des clients (52 %) sont des femmes. “ Le manque de temps est la première raison que les Françaises invoquent pour justifier leurs achats en ligne ”, explique Victoria Bracewell Lewis, analyste de Forrester.
• Le Français qui achète en ligne dépense en moyenne 189 euros par trimestre. Ce qui représente 754 euros sur l'année, soit un peu moins que la moyenne européenne. Pour expliquer cette différence, Forrester souligne le fait que les acheteurs français acquièrent moins de billets d'avion ou de voyages en ligne que leurs homologues européens, notamment anglais.
• Les vêtements sont les biens les plus vendus en ligne, avec 27 % des réponses, ce qui est un changement par rapport aux années précédentes. Les catégories suivantes sont les livres (20 %), les voyages (19 %), la billetterie (12 %), les CD (11 %), les consommables d'impression (11 %) et les DVD (11 %). Pour se procurer tous ces biens, 29 % des acheteurs avouent d'ailleurs fréquenter des sites de vente d'occasion comme eBay, Priceminister ou Mistergooddeal.
• Il reste quelques freins importants à l'achat, comme la volonté de voir le produit avant de l'acheter, le montant jugé trop élevé des frais de livraison, le manque d'information sur les produits vendus sur les sites d'e-commerce ou encore la crainte de ne pas pouvoir procéder à un échange aussi facilement que dans un magasin.