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Quatre constructeurs de téléphones mobiles (Nokia, RIM, Motorola, Sony Ericsson), ainsi que les fournisseurs Genuitec et IBM, s'associent pour créer une plate-forme de développement standard pour applications mobiles. Baptisée Pulsar et basée sur le framework Eclipse, cette future boîte à outils a pour objectif de fédérer les développeurs mobiles actuels et, surtout, d'en attirer de nouveaux parmi leurs homologues “ desktop ”.
Il faut dire qu'il y a du pain sur la planche. Le marché du développement mobile est totalement fragmenté. Aujourd'hui, les développeurs doivent souvent utiliser des kits de développement (SDK) différents et non compatibles pour chaque plate-forme mobile (Windows Mobile, Symbian, iPhone, etc.), voire pour chaque modèle. Un vrai casse-tête pour ceux qui souhaitent diffuser rapidement une application sur un grand nombre de terminaux.
Avec Pulsar, l'idée est de proposer un socle de développement commun, compatible avec les SDK existants. Un développeur pourrait ainsi créer son application tranquillement dans l'environnement Eclipse et la porter sur une variété de terminaux mobiles. Pulsar devrait être disponible d'ici au mois de juin 2009, dans le cadre de la prochaine version d'Eclipse (Galileo).
En réalité, Pulsar ne sera pas la première plate-forme qui souhaite simplifier le développement mobile. Certains éditeurs, comme le français Mobile Distillery ou l'américain Javaground, proposent déjà depuis quelques années leurs propres outils de développement. Le problème, c'est que ces outils ne sont pas vraiment accessibles au commun des mortels. Ainsi, la licence standard de la plate-forme Mobile Distillery Celsius, qui s'appuie aussi sur l'environnement Eclipse, coûte 2 000 euros par mois.
Selon l'éditeur français, le tarif de la solution est raisonnable compte tenu du temps qu'elle fait gagner. En effet, une base de données de terminaux intégrée évite que l'on ait à adapter manuellement une application pour chaque modèle. “ Sans une telle plate-forme, le coût en jour-homme peut être facilement multiplié par trois ou par cinq ”, souligne François-Joseph Viallon, responsable du développement économique chez Mobile Distillery.
L'initiative Pulsar, si elle réussit, permettra peut-être aux développeurs d'accéder à des outils de qualité à moindre coût. Reste, néanmoins, à résoudre un dernier problème : la distribution. En effet, pour attirer les développeurs et stimuler la création d'applications, il ne suffit pas seulement de proposer de bons outils. Il faut aussi offrir des conditions commerciales attractives. Apple, avec son App Store, l'avait bien compris.
L'éditeur de Redmond donne enfin quelques détails sur la stratégie de Marketplace for Mobile (MfM), sa nouvelle place de marché pour applications Windows Phones (le nouveau nom de Windows Mobile), annoncée en février 2009.
La place de marché elle-même n'est pas encore ouverte, mais l'éditeur propose déjà un site d'information pour les développeurs. C'est là qu'ils devront s'inscrire s'ils veulent publier leurs applications sur MfM. L'inscription sera ouverte dans les prochains mois. Elle coûtera 99 dollars par an, ce tarif donnant droit à la publication de cinq applications. Chaque programme supplémentaire sera facturé 99 dollars.
Les développeurs pourront fixer librement le prix de leur logiciel. Les revenus générés seront partagés entre Microsoft (30 %) et le développeur (70 %). Celui-ci pourra également proposer son application de manière gratuite. La place de marché MfM couvrira d'emblée 29 pays.
















