Sun met des disques durs flash dans ses serveurs
L'américain emboîte le pas d'autres industriels en misant sur la technologie SSD pour réduire le coût et la consommation des serveurs.
01net.
le 12/03/09 à 16h55
Sun Microsystems a pris son temps. Au mois de juin 2008, l'américain avait annoncé son intention d'utiliser des disques SSD (Solid State Disk) dans ses solutions de stockage et dans la plupart de ses serveurs.
Après avoir proposé, en novembre dernier, des disques SSD pour sa gamme Storage (7110, 7210 et 7410 Unified Storage Systems), l'industriel a annoncé, le 10 mars, la disponibilité de disques réalisés à base de mémoires électroniques dans
ses systèmes x64, SPARC CMT (Chip Multi-Threaded) et serveurs lames (x64 et Sparc T).
Dans un premier temps, l'offre comprendrait
quatorze serveurs équipés des
disques durs SSD d'Intel (X25-E Extreme) de 32 Go. Ces disques s'appuient sur une puce de mémoire du
type NAND SLC
(Single Level Cell). Gravée en 50 nanomètres, elle stocke 1 bit par cellule. D'après Intel, les performances de ces disques sont jusqu'à 100 fois supérieures à celles des modèles classiques pour
serveurs.
Le nombre d'opérations par seconde (IOPS) serait de 35 000, en lecture et de 3 300 en écriture sur des blocs de 4 Ko, notamment grâce à une latence de 75 microsecondes en lecture !
Consommation électrique réduite de 38 %
Autre intérêt : un débit séquentiel de 250 Mo/s en lecture et de 170 Mo/s en écriture. Sun Microsystems a aussi indiqué qu'il est possible de créer des solutions de stockage hybrides (disques durs magnétiques et SSD)
comme c'est le cas avec la série Sun Storage 7000.
L'écologie étant devenu un souci partagé par de nombreuses entreprises, Sun Microsystems précise aussi que la consommation électrique de ses serveurs est réduite de 38 %, grâce à l'association des technologies SSD, OpenSolaris
et de l'application ZFS (Zettabyte File System) qui optimise l'utilisation de la mémoire flash.
Sun Microsystems emboîte ainsi le pas d'autres industriels (dont Seagate, Toshiba, Intel et Lenovo) qui parient sur la
technologie SSD, considérée comme l'une des plus prometteuses à l'avenir. Malgré leurs nombreux avantages, ces disques SSD restent encore
pénalisés par une durée de vie plus courte et par des prix plus élevés que ceux des solutions magnétiques.
Pas pour longtemps, selon les experts. Les prix des SSD par gigaoctet devraient normalement s'aligner sur ceux des disques à plateaux d'ici à deux ans. Le cabinet iSuppli estime que les ventes mondiales de SSD passeront de
84 millions de dollars, résultats 2008, à 12 milliards de dollars, d'ici à 2012.
Cette forte croissance (+124 % par an en moyenne jusqu'en 2012, selon iSuppli) incite d'autres industriels à proposer une gamme à base de mémoire flash. Cet hiver, Hitachi Global Storage Technologies a passé un accord avec Intel
pour commercialiser, en 2010, des disques flash destinés aux serveurs des entreprises.