La crise profiterait à Linux, selon IDC
Selon une étude commandée par Novell, la crise économique pousse les entreprises, motivées par la réduction des coûts, à se tourner vers Linux, y compris pour équiper les postes clients.
01net.
le 18/03/2009 à 10h40
L'année 2009 sera-t-elle une grande année pour Linux ? Verra-t-on enfin le système d'exploitation libre s'imposer sur le poste client des entreprises ? Apparemment oui, si l'on en croit la dernière étude d'IDC, financée par l'éditeur Novell et réalisée en février 2009 auprès des DSI de 330 entreprises ou organisations de plus de 100 salariés dans le monde (dont 78 en Europe). A en croire l'étude, la conjoncture économique n'aurait jamais été aussi favorable au système d'exploitation open source, que les entreprises voient clairement comme un moyen de réduire leur budget informatique.
Du côté du serveur, d'abord, puisque pour 2009 plus de 72 % des personnes interrogées ont répondu qu’elles réfléchissaient sérieusement à accroître leur utilisation de Linux ou qu'elles avaient déjà pris la décision de le faire (53 % d'entre elles).
Et du côté du poste de travail, elles sont 68 % à déclarer réfléchir sérieusement à déployer davantage Linux ou à avoir pris la décision de le faire (48 % dans ce dernier cas). Selon les responsables informatiques interrogés, cette migration vers Linux est avant tout motivée par le besoin de réduire les coûts : 62 % d'entre eux on en effet répondu que leur budget informatique ou que leurs projets d'investissement en 2009 avaient été réduits. A plus long terme, 49 % des décideurs interrogés estiment que, d'ici à cinq ans, Linux constituera l'environnement principal de leur parc informatique.
Malgré tout l'étude met également en lumière quelques obstacles à cette pénétration de Linux, notamment l'insuffisance en termes d'applications disponibles pour l'OS libre et l'insuffisance d'interopérabilité entre celui-ci et un Windows encore omniprésent. Sur le panel interrogé, 97 % des décideurs déclarent en effet posséder des serveurs Windows. Ils ne sont que 57 % à disposer de serveurs sous Linux et 39 % à utiliser un système Unix.