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' " Dark " McBride tente un énième retour '

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' SCO a toujours une ardoise de 2,5 millions de dollars chez Novell '
Pierre Berlemont, chef de rubrique à 01 Informatique
Caramba, encore raté ! On pensait les soucis juridiques de Linux face à SCO enterrés depuis deux ans pile poil. C'est en effet en août 2007 qu'un juge américain accordait la propriété intellectuelle d'Unix à Novell, et non à SCO, les utilisateurs de Linux pouvant alors respirer : on voyait mal Novell, éditeur de la distribution Suse Linux, attaquer les utilisateurs du système d'exploitation libre. Sans surprise, SCO avait fait appel. Et là patatra ! Une cour d'appel américaine vient de modifier le jugement. Ou plus exactement a estimé qu'un nouveau procès devait avoir lieu, pour savoir qui de Novell ou de SCO détenait réellement ces fameux copyrights.
Evidemment, Darl McBride, le PDG de SCO, a aussitôt affirmé que c'était une ' bataille clé que [SCO] a gagnée '. Tempérons tout de suite son enthousiasme. La cour d'appel ne se prononce pas sur le fond, à savoir qui peut jouir de la propriété intellectuelle d'Unix. D'ailleurs, la cour estime bizarrement que les arguments de Novell sont plutôt étayés. D'ailleurs, elle ne revient pas sur l'amende : SCO a toujours une ardoise de 2,5 millions de dollars chez Novell. Alors que va-t-il se passer maintenant ? SCO se voit déjà relancer sa procédure contre IBM - qu'il accuse d'avoir cédé des lignes de code d'Unix à Linux. Sauf que la boîte est en liquidation judiciaire et qu'un administrateur a été nommé cet été. SCO a bien tenté in extremis de revendre ses activités Unix en juin, afin de consacrer l'argent ainsi récolté à de nouvelles procédures judiciaires, mais l'administrateur a refusé. Darl McBride a beau faire le beau, les utilisateurs Linux peuvent encore dormir sur leurs deux oreilles. Il n'empêche qu'après l'épisode Microsoft de cet été - un juge ayant demandé à l'éditeur de ne plus vendre Word pour une question de violation de brevets -, une nouvelle fois, l'informatique, surtout américaine il est vrai, se retrouve sous une menace reposant sur des arguties juridiques. Il serait temps que les Etats-Unis revoient leur législation, en limitant, par exemple, les brevets logiciels, à l'image de ce qui se fait - jusquà maintenant - en Europe.
p.berlemont@01informatique.fr
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