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Ne les appelez plus jamais netbooks !

Sous couvert de proposer des micro-ordinateurs portables ultralégers, performants et bon marché, Intel et Microsoft préparent la fin du netbook. En réalité, ils cherchent à préserver leurs marges

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Les faits

Intel ressuscite le Celeron 1,2 GHz sous l'appellation CULV. Pour la rentrée, Acer, Dell, HP et Lenovo annoncent chacun des portables fins et légers, équipés du processeur. Plus performants, ces PC disposent d'écrans plus grands que ceux des netbooks, mais conservent un encombrement similaire.

L'analyse

Une fois de plus, les netbooks jouent les épouvantails de la rentrée. Mais cette année, les PC portables traditionnels ont organisé la révolte. Plus question de se laisser tondre les marges par ces ordinateurs au rabais. La guerre est déclarée avec de nouveaux modèles à 450 euros, légers et peu encombrants comme des netbooks, mais équipés d'écrans plus confortables et de processeurs plus puissants. Leurs promoteurs tentent même de créer un nouveau segment et d'imposer un nouveau nom : ' les fins et légers '. Ne les appelez donc surtout pas netbooks, même si certains modèles leur ressemblent comme deux gouttes d'eau. Car leur objectif est simple : détourner les utilisateurs des PC portables d'entrée de gamme ultrabasiques. Et tenter de les séduire à nouveau avec des modèles ultra-équipés.
Sauf qu'entre-temps, il faudra d'abord rendre les gammes lisibles. Car l'arrivée de ces nouvelles machines, à cheval entre les netbooks et les portables traditionnels, démultiplie l'offre et complique passablement le choix. Une gamme typique de constructeur compte aujourd'hui une demi-douzaine d'appareils, rien que pour l'entrée de gamme. Il y a peu, seule la taille de l'écran changeait : 9, 10, 11 ou 12 pouces avec l'immuable processeur Atom. Mais depuis, on retrouve aussi des puces AMD Neo, en attendant l'avalanche des modèles Intel CULV ce mois-ci.

Intel et Microsoft souffrent du succès des netbooks

Alors comment justifier une telle profusion d'appareils et cette extrême segmentation de l'entrée de gamme ? Si l'on en croit les constructeurs, il s'agit simplement d'offrir un maximum de choix. Mais la réalité s'avère plus cruelle. Car une fois de plus, ce sont Intel et Microsoft qui tirent les ficelles. Tous deux souffrent du succès des netbooks. L'un parce qu'il privilégie les puces bon marché, l'autre parce qu'il l'oblige à brader un Windows XP vieux de huit ans là où il préférerait livrer Vista. En marginalisant les netbooks, ils espèrent donc retrouver l'époque bénie où les portables étaient source de marges confortables.
Prenons l'exemple d'Intel. Tant qu'il était seul à proposer des puces pour netbooks, il pouvait faire contre mauvaise fortune bon c?"ur. Mais depuis le début de l'année, AMD s'est lancé dans la bataille avec le Neo, une version allégée de l'Athlon, beaucoup plus rapide que l'Atom, conçu à l'origine pour les PC de poche. Et si le Pavilion dv2 de HP connaît aujourd'hui un franc succès, c'est qu'il a su s'appuyer sur cette puce pour proposer, à 500 euros, une machine de type netbook mais dotée des performances d'un portable traditionnel. Du coup, le Neo ne concurrence pas l'Atom mais les Core 2 d'entrée de gamme. Intel se devait donc de réagir. C'est pourquoi il a ressuscité le Celeron sous la marque CULV. Car quitte à cannibaliser ses ventes, autant que ce soit par lui-même.
Aujourd'hui, tout le travail consiste à faire une place à ce processeur entre l'Atom et le Core 2. Intel ' recommande ' donc aux constructeurs de ne recourir aux puces Atom que sur des portables dotés d'un écran d'au maximum 10 pouces, et de passer au CULV ou au Core 2 au-delà. D'où la déferlante actuelle de modèles à 11,6 pouces CULV sous Windows Vista prêts à basculer vers Windows 7 dès le mois d'octobre.

Une marginalisation forcée du netbook avec un écran de 10"

Car ces netbooks, ' qui se satisfont très bien de XP ', pèsent sur les résultats de Microsoft. L'éditeur vient de connaître le premier recul de chiffre d'affaires de son histoire, lors de ses résultats présentés fin juillet. Alors pour Windows 7, il a prévenu les fournisseurs : ceux qui veulent installer la version la moins chère du système sur un netbook devront se plier à des restrictions draconiennes. Pas d'écran supérieur à 10,2 pouces ni de processeur cadencé à plus de 2 GHz ou dégageant plus de 15 W. De même, le système sera amputé de ses options les plus ludiques : pas d'interface avec transparences, impossible de changer le fond d'écran, de lire des DVD ou de télédiffuser des médias. En revanche, Microsoft n'impose aucune restriction sur l'écran tactile ou les spécifications graphiques. Windows 7 Starter pourra être transformé en version complète avec un code de mise à jour (autre source de revenus potentielle).
Si les constructeurs veulent conserver les subsides des deux géants, ils n'ont pas d'autre choix que d'accepter cette marginalisation forcée du netbook avec un écran de 10 pouces et un processeur Atom. Tel est le prix à payer pour avoir le privilège d'apposer les logos Intel Inside et Windows compatible.
Mais les netbooks n'ont pas dit leur dernier mot. En 2010, Google proposera une alternative à Windows avec son futur Chrome OS. Quant aux opérateurs mobiles, ils pourraient devenir le principal canal de distribution de ces appareils. Rappelons qu'ils sont toujours prompts à subventionner n'importe quoi, tant que l'on souscrit un forfait 3G.

Ces miniportables qui refusent le nom de netbook

Cette machine, dotée d'un écran de 12" et d'une puce Atom, vient marcher sur les plates-bandes des portables traditionnels. Intel et Microsoft ne veulent plus les voir.

Avec ce modèle, Dell suit les recommandations d'Intel et de Microsoft. Il abandonne son netbook 12" Atom pour ce ' fin et léger ' 11,6" à puce CULV, qui garde le même boîtier.

Sony reste le champion des miniportables de luxe. Après le Vaio TT à 2 700 euros et ce modèle P à 1 000 euros, il sest résolu à lancer un vrai netbook, le Vaio W à 450 euros.

Le netbook haut de gamme par excellence : GPS, modem 3G, boîtier alu, prise HDMI et écran 10". Ce modèle de Nokia est commercialisé par les opérateurs.

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