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La norme CMIS sort affûtée de l'été

En cours d'élaboration, l'API universelle pour l'interconnexion de référentiels de gestion de contenu s'étoffe de services supplémentaires.

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Les faits

Les éditeurs impliqués dans CMIS (Alfresco, Day Software, Open Text, Oracle, Nuxeo, Microsoft, SAP...) se sont rencontrés début août dans le Colorado pour plancher sur la future norme. C'est la deuxième grande réunion après celle organisée par Microsoft en mars dernier.

L'analyse

Lire, écrire, effacer, rechercher, découvrir ou ' versioner ' des documents. A cette liste de services déjà décrits et standardisés dans les spécifications CMIS (Content Management Interoperability Services), il faudra en ajouter au moins trois autres : les principaux éditeurs de gestion de contenu ont musclé la future interface universelle pour plates-formes documentaires en y incluant la gestion des permissions, l'audit de référentiels, et la transformation de documents (rendition).

Une gestion des droits à l'échelle du document global

C'est sans conteste autour de la gestion des permissions que le consensus a été le plus difficile à obtenir. Car chaque éditeur dispose de ses propres mécanismes d'accès aux documents, reposant sur les métadonnées, les pièces attachées, les dossiers d'appartenance... Le modèle de permission défini dans CMIS est plus primaire ; il a cependant le mérite de spécifier des droits de lecture et d'écriture à l'échelle du document, pris dans sa globalité.
Les récents travaux ont par ailleurs étendu la notion de recherche. Jusque-là, CMIS cantonnait celle-ci aux contenus. Elle pourra désormais se réaliser sur l'historique du référentiel et de ses mouvements (documents créés, modifiés, supprimés, déplacés...). Cette fonction d'audit s'avère particulièrement pratique dans le cadre de recherches fédérées.
Dernière avancée significative : la composante Rest/Atompub de la norme, (historiquement moins développée que son volet Soap), a été enrichie. Par exemple, elle ne couvrait pas la gestion de versions ou le multipostage de documents. Il a fallu définir de nouveaux types de liens et développer des extensions aux trames de message Atom. CMIS devrait être ratifié par l'Oasis avant la fin de l'année.

2 questions à... : Florent Guillaume, directeur technique de Nuxeo, éditeur open source de gestion documentaire

Tous les éditeurs jouent-ils réellement le jeu de CMIS ?

' Oui. Les petits comme les grands. Les éditeurs open source sont les plus volubiles, mais il faut reconnaître que les acteurs historiques de la gestion de contenu ont bien avancé. Ils ont retravaillé une grande partie de leur code, même si leur mise en ?"uvre de CMIS reste inégale selon qu'elle supporte Soap ou Rest. '

Où en est Nuxeo ?

' Nous misons sur Apache Chemistry, un projet dans lequel nous sommes impliqués avec Day Software et Alfresco. Ce framework open source met en ?"uvre CMIS côté serveur et client. Ainsi, nul besoin de générer, en Soap ou en Rest, un code d'appel conforme au protocole pour quune application Java appelle un référentiel CMIS : le binding est déjà assuré. '

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