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L'AFP accélère la transmission de ses fichiers vidéo

Afin d'optimiser son réseau et d'améliorer l'envoi de gros fichiers vidéo, l'AFP a opté pour la solution WAAS de Cisco. A la clé : des résultats spectaculaires mais aussi, parfois, des difficultés de configuration.

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La bande passante ne résout pas tout. L'optimisation du trafic aide parfois à tirer le meilleur parti de l'infrastructure. L'agence France-Presse (AFP) en a fait l'expérience. Organisé autour de trois grands pôles ?" Paris, Washington et Hong Kong ?", son réseau dessert 165 bureaux répartis sur les cinq continents. Il véhicule quotidiennement 5 000 dépêches, 2 000 photos et 50 infographies, ainsi que 500 vidéos par mois.

Le besoin : mieux utiliser le réseau

' En 2005, nous nous sommes aperçus que nos liens haut débit étaient sous-utilisés, explique Serge Misik, architecte et chef de projet réseau à l'AFP. Avant l'optimisation, la liaison Paris-Washington avec son débit de 155 Mbit/s n'était exploitée qu'à 20 %. En pratique, un fichier de 250 Mo ou une vidéo d'une minute trente, était transmis en cinquante minutes. '
En cause, le protocole TCP (Transmission Control Protocol), inadapté aux transmissions sur liens haut débit. Apparu il y a plus de trente ans, il s'avère davantage adapté aux réseaux bas débit et peu fiables. Son point faible, variable selon les systèmes d'exploitation, est sa fenêtre d'acquittement (Window Size). ' Ainsi, pour une session de 64 Ko, une fenêtre TCP standard sous Windows, la bande passante maximale que l'on pouvait espérer atteindre sur notre lien Paris-Washington s'élevait à 4,8 Mbit/s. Soit une sous-utilisation du lien de 98 %, explique serge Misik. Nous avons donc cherché une solution capable d'offrir de meilleures prestations aux utilisateurs et, notamment, de réduire le temps de transmission des fichiers vidéo, de façon à coller le plus près possible à l'actualité. '

Le choix : trois atouts en faveur de Cisco

Au cours de l'année 2006, l'AFP compare les offres de quelques ténors du secteur : Packeteer, Streamcore, Ipanema, Riverbed et Cisco. Finalement, l'Agence retiendra celle de Cisco, baptisée WAAS (Wide Area Application Services), à la mi-2007. Pas pour des questions de performances, mais plutôt pour ses capacités de configuration et d'exploitation.
L'AFP a particulièrement été séduit par la facilité de redirection du trafic offerte par WAAS. ' La plupart des autres équipements s'installent en coupure sur le lien, précise Serge Misik. Le boîtier WAE (Wide Area Application Engine) de Cisco se place en parallèle. Il est alors plus facile de choisir si tel ou tel trafic doit passer ou non par l'optimiseur, notamment en fonction de la configuration de la liaison et du protocole utilisé. ' L'absence de tunnel entre boîtiers d'optimisation constitue, selon l'AFP, un autre point fort. ' Lorsqu'un tunnel est établi, comme c'est le cas dans la plupart des autres solutions, on ne peut pas suivre le trafic, ce qui est pénalisant, surtout quand le trafic emprunte des n?"uds intermédiaires ', souligne Serge Misik. Enfin, dernier atout, l'architecture réseaux locaux et réseau longue distance de l'AFP sont 100 % Cisco. Les équipements WAE devaient donc s'insérer facilement dans cette architecture.

La mise en ?"uvre : attention à la complexité du réseau

Démarrée fin 2007, l'installation s'est compliquée lorsque le déploiement s'est étendu aux sites secondaires. ' Notre réseau est fortement maillé et compte un grand nombre de n?"uds à traverser ', explique Serge Misik. La première difficulté rencontrée par l'équipe réseau a concerné une liaison entre Paris et Montevideo (Uruguay), via Washington. Pour des raisons de redondance, l'AFP a placé deux équipements WAE sur les sites principaux (Paris, Washington et Hong Kong). Dans cette configuration, il arrivait que le second WAE de Washington reçoive un message d'acquittement d'un paquet TCP transmis par le premier. Or lui-même n'ayant rien envoyé, il écrasait ce paquet. L'application l'attendait vainement et, ne le voyant pas venir, plantait.' Diagnostiquer ce problème et le résoudre n'a pas été facile ', souligne Serge Misik. Il a fallu ' neutraliser ' les boîtiers intermédiaires : le trafic passe au travers en transparence totale. Une configuration facilitée par la simplicité des règles de redirection du trafic.
Le second exemple porte sur une liaison haut débit, prolongée par un lien bas débit dépourvu de boîtier d'optimisation. Il y a alors embouteillage a un iveau du n?"ud intermédiaire. Le paquet d'acquittement tarde à remonter jusqu'à la source. Si le timer de l'application émettrice est pointilleux, il ferme l'application. ' Dans cette configuration, nous renonçons pour l'instant à l'optimisation sur la liaison ', précise Serge Misik.

Les bénéfices : des résultats ' magiques '

L'AFP ne regrette toutefois pas son choix et poursuit le déploiement de la solution de Cisco : 18 sites supplémentaires seront équipés avant la fin de l'année. Et pour cause : un fichier de 250 Mo est aujourd'hui transmis en 30 secondes, contre 50 minutes auparavant. ' Le bilan est si spectaculaire que les utilisateurs nous demandent par quelle magie nous sommes arrivés à ce résultat ', souligne Serge Misik. La magie réside dans l'optimisation du protocole TCP. Au lieu de transmettre des paquets de quelques centaines d'octets, ce sont des paquets de quelques mégaoctets qui sont envoyés. Les autres trafics (HTTP, FTP, XML...) bénéficient aussi d'une accélération significative.
En outre, des performances accrues sont attendues avec l'arrivée prochaine de la version 4.1 des boîtiers WAE. Elle devrait améliorer le traitement des protocoles tels que HTTP, HTTPS, Mapi, CFIS... L'AFP envisage donc d'étendre l'optimisation à d'autres applications comme SQL. Au final, presque tout le réseau devrait être doté d'équipements WAAS d'ici deux à trois ans.

L'entreprise étudiée

Activité : agence de presse.
Siège : Paris (75).
Effectif : 4 000 personnes.

Mieux utiliser le réseau étendu, sous-utilisé (certains gros liens n'étant exploités qu'à 20 %).
Réduire le temps de transfert des vidéos (30 s pour un fichier de 250 Mo, contre 50 mn avant).

Offre Wide Aera Application Services (WAAS) de Cisco, déployée sur 13 sites (31 en fin 2009). Elle comprend des routeurs ISR 2811, 3825, 3845 et 7206VXR ; des commutateurs 2950G, 2960, 3560G, 3750G ; WAE-674 ; WAAS Appliances WAE-512 et 612 ; WAAS Network Module NME-502.

Configuration des boîtiers WAE redondants dans le cas des liaisons avec n?"ud intermédiaire.
Gestion des flux lorsqu'une liaison se compose d'un lien haut débit prolongé par un lien bas débit.

125 000 euros pour l'achat des 24 premiers équipements. Maintenance incluse dans le contrat global Cisco.

Le calendrier du projet

Début 2006 : lancement du projet d'optimisation.
Mi-2006 : étude des offres de quelques fournisseurs (Packeteer, Ipanema, Riverbed, Streamcore et Cisco).
Mai 2007 : choix de l'offre WAAS de Cisco.
Sept. 2007 : début du déploiement de la solution.
Début 2009 : 13 sites équipés (24 boîtiers).
À venir : 18 sites supplémentaires seront équipés.

Serge Misik : ' l'optimisation n'est pas une solution universelle '

' De même qu'il est illusoire de penser que la bande passante résout tous les problèmes d'engorgement, il est trompeur d'imaginer que l'optimisation est une solution universelle et qu'il suffit d'installer des boîtiers sur chaque lien pour tout régler. Cette réserve s'applique surtout aux réseaux complexes, hétérogènes et maillés. La première précaution à prendre consiste à réaliser un audit du réseau et des applications. Parfois, il faut uniquement mettre en ?"uvre l'optimisation TCP ; dans d'autres cas, c'est la compression ou l'accélération de trafic. Une de ces techniques mal employée peut conduire au résultat inverse et aggraver la situation. Il convient même, dans certaines configurations et sur certains flux, de renoncer à l'optimisation. '

Un réseau organisé autour de trois sites

Paris, Washington et Hong Kong sont les trois principaux n?"uds du réseau. Paris est relié à Washington par un lien Level3 de 155 Mbit/s (latence de 85 ms) et à Hong Kong par un lien Singtel de 50 Mbit/s (latence de 310 ms). Chacun d'eux est un n?"ud de concentration pour les bureaux qui lui sont rattachés. L'ossature principale comporte également une liaison de 100 Mbit/s entre Paris et Londres, fournie par Colt (latence denviron 10 ms).

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