Bien choisir son statut d'indépendant
01net
le 16/03/2009 à 16h04
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Quand on travaille en free-lance, le choix du statut n'est pas anodin. « Il doit nous convenir immédiatement mais aussi dans le futur, explique Alain Bosetti, organisateur du salon des micro-entreprises. Il faut faire une estimation de sa facturation annuelle et se demander si l'on veut rester seul ou, à moyen ou long terme, recruter des collaborateurs. » Ainsi, si certains indépendants préfèrent passer par une société de portage, d'autres optent pour la création d'une petite entreprise. « J'avais envie de maîtriser ma facturation, remarque Fabrice Proudhon, spécialiste Lotus Notes/ Domino. Et si jamais plus tard je veux donner plus d'envergure à mon activité, j'ai déjà constitué ma société. »
Entreprise individuelle ou EURL
Le plus souvent, les free-lances ouvrent ce que l'on appelle une structure unipersonnelle : il peut s'agir d'une entreprise individuelle ou d'une EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée). « Je suis en entreprise individuelle, résume Fabrice Proudhon. Si le statut d'EURL, avec impôt sur les sociétés, permet de se payer à la fois en dividende et en salaire et de lisser son impôt, il est plus contraignant en terme de gestion administrative. » Par rapport au portage salarial, cette solution permet bien sûr d'économiser sur les frais, mais cette économie-là est certainement perdue en temps administratif. Par ailleurs, il est plus que conseillé de s'entourer d'un expert-comptable pour se faire aider.
Le site web de l'APCE (Agence pour la création d'entreprises) est l'une des meilleures sources pour trouver des informations et des conseils sur la création d'entreprise. Le free-lance peut même remplir un questionnaire qui l'oriente, en fonction de son activité, vers le statut le plus adapté à son projet.
Enfin, depuis janvier 2009, un nouveau statut est entré en vigueur, celui de l'auto-entrepreneur. Il est particulièrement adapté aux solos. Il s'applique pour un chiffre d'affaires maximal annuel de 32 000 € HT et permet de simplifier les tâches administratives. Le paiement des charges sociales, par exemple, dépend du chiffre d'affaires réellement réalisé.