Se faire payer : mode d'emploi
01net
le 16/03/2009 à 17h11
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Lorsqu'on est salarié, la paye, émise automatiquement par le service comptable, coule de source. Le free-lance, lui, doit prendre des initiatives pour formaliser et cimenter la relation qu'il va avoir avec ses clients. Dès sa première mission, il doit apprendre les bons réflexes. « Il faut systématiquement vérifier la solvabilité de la société avec laquelle on va signer car bon nombre de petites SSII se créent et ferment boutique tous les mois, conseille Aurélien Guitet, gérant d'AGSI, éditeur du site d'emploi freelance-info.fr. Il peut regarder, par exemple, la date de création de l'entreprise, son chiffre d'affaires, sa croissance et faire une petite recherche sur Internet pour lire quelques avis sur elle. »
Le délai de paiement, piège classique du débutant
Une fois le premier devis accepté, il est impératif de passer par la case contrat ou bon de commande. Même dans le cas d'un excellent relationnel avec ses interlocuteurs, même si la mission est urgente, il ne faut jamais démarrer sans un document formel et écrit, signé par les deux parties et dont on garde une copie, bien sûr. Un expert-comptable aussi constitue un garde fou : il ne faut pas hésiter pas à lui faire relire le contrat.
Parmi les clauses, d'ailleurs, il y en a une qu'un free-lance doit bien négocier : le délai de paiement. C'est le piège classique du débutant. « Pour ma première mission, je n'avais pas contractualisé et j'ai été payé à 120 jours, reconnaît Fabrice Proudhon, spécialiste Lotus Notes/ Domino et solo depuis 18 mois. Désormais, je n'accepte pas de délai au-delà des 30 jours. » Et si, une fois le délai écoulé, le chèque tarde à arriver, mieux vaut réagir très vite. Au bout d'un décalage acceptable de 3 ou 4 jours, un coup de fil amical au service comptable est le bienvenu, une deuxième relance aussi, si besoin.
Et si la situation ne se débloque pas, le free-lance peut envoyer assez rapidement une lettre recommandée avec accusé de réception : une promesse d'injonction de payer auprès du tribunal de commerce fait toujours de l'effet.