«On a pris nos 20000 fichiers comme des grands et on a mouliné tout ça»
01net.
le 26/11/2008 à 17h45
Dans notre article «Une toute nouvelle SSII, Cobol-IT, mise sur le Cobol version open source», nous avons récemment évoqué la création d'une société spécialisée dans les technologies Cobol. Cette start-up française se veut une alternative open source à Microfocus, l'éditeur ultradominant sur le segment, pour les applications développées en Cobol, encore très prisées des grands comptes. Or cette information a suscité un véritable enthousiasme dans nos forums.
«Enfin! Au vu des tarifs monstrueux pratiqués par Microfocus et de l'inflation délirante de ces dernières années, il était plus que temps que l'open source vienne mettre un grand coup de balai là-dedans. Vivement que les éditeurs proposent cette alternative, il y aura moins d'argent gaspillé», s'exclame jmr2635. De son côté, Traroth2 est également emballé par l'initiative: «Surprenant, mais pertinent. Si leurs outils open source sont convaincants, ils réussiront assurément à se tailler une place au soleil.»
Malgré tout, pour cobsteph, ce projet de création d'entreprise semble bien périlleux. «Ça va être dur de créer un marché autour du compilo OpenCobol librement téléchargeable. C'est sans aucun doute un grand coup de projecteur pour cet excellent compilateur, mais faire du service dessus va être compliqué. Pour notre part, on a pris nos 20000 fichiers comme des grands, on a mouliné tout ça et cela fonctionnait aussi bien qu'avant. Depuis, c'est en production et cela fonctionne exactement comme avant sauf qu'on s'est affranchis de la taxe Cobol Microfocus, et ça, ça fait franchement plaisir :-) »
Mais, finalement, à travers son retour d'expérience, cet internaute n'est-il pas en train de nous dire qu'il y a de vrais besoins en la matière et donc un véritable marché? Il y a sûrement d'autres entreprises qui, pour «mouliner 20000 fichiers», auraient fait le choix différent de passer par un prestataire spécialisé, moins cher que l'acteur historique. Cela s'appelle du service, et, dans un cas comme celui-là, il y aura toujours au moins deux philosophies: le faire soi-même ou l'externaliser.
Quoi qu'il en soit, sans juger de l'une ou de l'autre approche, souhaitons bonne chance à Cobol-IT!