











A 18 heures, heure française…
Alors que plusieurs pays, dont la France, sont déjà passés à la date du 1er avril 2009, c'est le calme plat, pour l'instant, sur le front de Conficker.C, la dernière variante du virus. C'est en tout cas ce qu'indiquent les spécialistes sur leurs blogs (F-Secure ou McAfee), qui constatent seulement que des machines « zombies » ont commencé à créer, comme prévu, des listes de 50 000 serveurs, avec pour but d'en contacter 500, afin d'obtenir des instructions.
Aucun éditeur de sécurité n'a été en mesure de nous donner plus d'informations pour l'instant, et la menace demeure vague. Si aucun événement n'est à signaler, Paul Ferguson, cité par l'AFP, parle quand même d'un « pistolet chargé quelque part même si personne n'a appuyé sur la gâchette [sic] ». A ce stade, on ne sait toujours rien des intentions des auteurs du virus (Microsoft offre 250 000 dollars pour leur capture)… pour peu qu'ils en aient.
Première publication le 30 mars 2009
Le virus Conficker menace de frapper le 1er avril
Le virus le plus menaçant de ces derniers mois pourrait frapper à nouveau, selon les experts qui ont analysé sa dernière déclinaison. La nature de l'attaque n'est pas connue.
Conficker confirme son statut de virus star de l'année 2009. Après avoir contaminé des millions d'ordinateurs à travers le monde, il menace à nouveau la toile. F-Secure, Trend Micro, Computer Associates, Symantec ou encore Alwil (Avast), la plupart des éditeurs spécialisés dans la sécurité prédisent une attaque massive de la dernière variante de ce virus très sophistiqué, le 1er avril prochain.
« Le désassemblage de la dernière variante de Conficker, apparue en mars [Conficker.C, NDLR], montre que certains événements sont programmés pour être lancés à cette date », explique Frédéric Guy, expert sécurité de Trend Micro. Les motivations des auteurs du virus sont plus difficile à anticiper : simple poisson d'avril sans conséquence ou vaste opération de malveillance ? Frédéric Guy n'a pas la réponse : « Nous ne savons pas de quel type d'attaque il peut s'agir, car le virus chiffre une partie de son code et va chercher des instructions supplémentaires sur des sites extérieurs. » Autrement dit, le virus reçoit ses instructions de l'extérieur au moment même de son activation.
Détecté pour la première fois en novembre dernier, Conficker a commencé à faire parler de lui en janvier, lorsque le nombre de PC infectés s'est mis à se chiffrer en millions à l'échelle de la planète. Sophistiqué, il profite d'une faille de sécurité dans le protocole RPC (appel de procédures sur un ordinateur distant) de Windows (1) pour infecter les PC.
Bien que la faille ait été corrigée en urgence en octobre par Microsoft, de nombreux PC n'ont pas été mis à jour suffisamment rapidement. L'armée française a ainsi été sérieusement touchée par le virus. Selon les statistiques des éditeurs, Conficker est aujourd'hui le malware le plus répandu dans le monde et Microsoft a promis 250 000 dollars de récompense à toute personne permettant d'aider à arrêter son ou ses auteurs.
L'initiative ne semble par refroidir les pirates, au contraire. La version du virus qui menace de frapper mercredi serait selon les experts la plus virulente à ce jour. Elle exploite tous les canaux de diffusion (sites Internet piégés, réseaux peer-to-peer, clés USB contaminées, ...). Une fois introduite, elle installe discrètement un petit serveur http pour rester en contact avec le réseau des machines pilotées à distance par les pirates et désactive le centre de sécurité et Windows Update. Elle va même jusqu'à supprimer les points de restauration du système pour empêcher l'utilisateur de rétablir une configuration saine !
Fédérés en réseau (les botnets), les PC infectés (des zombies) peuvent alors servir à envoyer du spam, à saturer un site Web par déni de service ou tout simplement à voler des données.
Faut-il s'attendre au pire mercredi ? Pour l'heure, les éditeurs ne sont sûrs de rien. Sans tomber dans la psychose, les quelques mesures de bon sens détaillées ci-dessous devraient permettre à chacun de se protéger. En attendant d'en savoir plus mercredi.
(1) Windows 2000, XP, Vista, Windows Server 2003 et 2008.
- Activer les mises à jour automatiques de Windows (la faille utilisée par Conficker pour s'inviter via des sites piégés a été corrigée en octobre dernier...)
- Définir des mots de passe utilisateurs difficiles à casser par la force brute (au moins 7 caractères) et protéger les dossiers partagés avec des mots de passe.
- Désactiver l'exécution automatique des clés USB et autres périphériques amovibles (pour les plus méfiants).
- Installer un antivirus.
- Et la mesure la plus radicale : passer sous Linux ou Mac OS !
















